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Actualité


Juillet 2020
Cécile ROY
"Bande d'arrêt d'urgence" - poésie
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Jacques BROSSARD
"D'après nature" - poésie
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Francis COFFINET
"Je suis de la maison du songe" - poésie
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Geneviève DEPLATIÈRE
"L'un seul, légendes" - poésie
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Malika HALBAOUI
"« LA » poème, chants héroïques !" - poésie
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Eric DESORDRE
"Le chemin derrière l'étoile" - poésie
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Fadéla CHAIM-ALLAMI
"Les oueds ne vont pas tous à la mer" - poésie
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Dominique BOUFFIES
"Ode à Celui qui EST" - spiritualité
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Jean-François BLAVIN
"Oscillations vagabondes au crépuscule" - poésie
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Valentine DUBOIS & Alain GARO
"Ouverture facile" - poésie
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Henri TOUITOU
"Seule, Biskra" - roman
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Juin 2020
Etienne ORSINI
"A l'ouest, bien à l'ouest" - roman
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Armelle CHITRIT
"Acousmies songes" - poésie
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Stéphane AMIOT
"Bris épars" - poésie
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Anne de COMMINES
"D'étranges histoires rêvées par un livre" - roman
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Chantal COULIOU
"Du soleil plein les yeux" - haïku
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Catherine DELAMBRE & Patrick FETU
"Echo" - haïku
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wall°ich
"...En avant comme après..." - poésie
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Régine BEAUVAIS
"Goût du soleil à cœur" - poésie
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Michel JOURDAN
"Hors-Pistes" - poésie
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Hervé LE CORNEUR
"Là où il y a de l'homme..." - poésie
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Louis-Marie-Armel IKAPI POMBO
"Le mur des lamentations" - poésie
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Jean HAUTEPIERRE
"Le testament de la licorne précédé des Idoles" - poésie
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Laurence BOUVET
"Les miroirs ne disent pas tout" - roman
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Véronique DUTREIX
"Mon amour invisible" - haïku
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Pascal HERMOUET
"Mosaïques" - poésie
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Nathalie DHENIN & Jean-Luc VANKERSSCHAVER
"Pantouns et Peintures" - poésie
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Nathan R. GRISON & Laurent GRISON
"Parcourir le silence" - poésie
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Pascal HERMOUET
"Passage à l'heure d'hiver" - poésie
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Pablo POBLETE
"Psycho-Portrait-Ego-Déconstructif" - poésie
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Minh-Triết Phạm
"Rhin romantique, croisière en haïkus" - haïku
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Paul GUILLON
"Sous une meule de pierre" - poésie
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Antemanha
"Te Awa Tupua" - poésie
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Mai 2020
Jean-Philippe TESTEFORT
"De ma part du démon" - poésie
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Alain CLASTRES
"Eau donnée" - poésie
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Kitty HOLLEY
"Éphémère Éternité" - poésie
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Arnaud LANDREAU
"Fragments" - essai
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Hélène REVAY
"J'emprunte la route qui rend fou l'horizon" - poésie
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Aude D'ACHON
"L'être au frère" - roman
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Najat AGUIDI
"La tentation du présent" - haïku
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Davide NAPOLI
"Le lapsus de l'ombre" - poésie
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Ludovic HARY
"Les fuites de Greg Men" - roman
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Marie-Claude SAN JUAN & Roland CHOPARD
"Ombres géométriques frôlées par le vent" - poésie
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Philippe CADO
"Pierre ou l'ambivalence Une passion des contraires" - essai
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Monique MARTA
"Sortir du cercle" - poésie
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Brigitte BRAMI
"Surtout ne pas nuire" - témoignage
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Mars 2020
Zora TAHAR & Madeleine DOLE
"Cacti" - poésie
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Gérard MOTTET
"Ce bleu désir d'immensité" - poésie
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Nicolas ZANNIN
"Cri de la vie d'Abel" - poésie
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Ronald NOSSINTCHOUK
"Etats de la finitude" - poésie
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Radu BATA
"Le blues roumain" - poésie
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Sarah MOSTREL
"Le désespoir de Marguerite Duras" - poésie
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Marie Desjars DE KERANROUE
"Le monde dans tous les sens" - essai
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Fabien MARQUET
"Tenere" - poésie
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Kokouvi Dzifa GALLEY
"Vagues à lame" - poésie
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Eric BERNICOT
"Vers les habitations" - haïku
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Février 2020
Christian MÖRCH
"43° 23‘ 793“Nord - 03° 42‘ 037“Est" - poésie
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Laurence BOUVET & Jean-Louis GUITARD
"Anthologie de l'intime" - poésie
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Leïla ABDERRAHIM
"Babines de velours" - témoignage
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Dominique ZINENBERG
"Des nuances et des jours" - poésie
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Joëlle THIENARD
"Exilés" - roman
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Henri-Hugues LEJEUNE
"La vie inimitable" - roman
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Geneviève ROCH
"Le tempétueux voyage de la Princesse de Clèves" - essai
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Ben COUDERT
"Les dents du bonheur" - haïku
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Christiane PEUGEOT
"Libérez Peugeot !" - témoignage
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Janvier 2020
Patrice CAZELLES
"Argoties" - poésie
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Fabrice FARRE
"Avant d'apparaître" - poésie
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Clément G. SECOND
"CE QU'AVOUE LA LISSEUR DES CHOSES ? suivi de REPRISE" - poésie
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Nicolas Bernard JAEN
"Phylactères" - poésie
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Paul DALLAIRE
"Poèmes Dada-l'Air" - poésie
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Décembre 2019
Régis MOULU
"3509 mots supplémentaires pour embellir mes conversations" - poésie
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Frann BOKERTOFF
"Ainsi volent les libellules - Tome 2 L'exuvie" - roman
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Jean-Michel POLITZER
"Du bruit sur tes mains" - poésie
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Isabelle LELOUCH
"Le Banquet des solitudes suivi de Festin" - poésie
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Anne DE COMMINES
"Le livre parlé par 23 poètes" - poésie
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Gaëtan MOISAND & Claude WAINSTAIN
"Loin" - poésie
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Pablo POBLETE
"Ode à l'île de la guadeloupe" - poésie
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Marie-Louise MONTIGNOT
"Pas si loin la neige" - haïku
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Constance DICKSON
"Un vase rempli d'émotions" - poésie
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Yanna BYLS
"Voyage intérieur d'une muse" - témoignage
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Novembre 2019
Arnaud VILLANI
"Chiens de faïence" - essai
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Roland CHRÉTIEN
"Impressions de Paris" - poésie
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Bojenna ORSZULAK
"L'Effacement" - roman
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Henry BAUCHAU & Marie-Agnès KOPP
"La route" - poésie
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Hélène DUC
"Le Ploc-Corn des Grenouilles" - jeunesse
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Maria LIONNÉ-TORRELLI
"Le Rêve de Rolan" - jeunesse
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Laura FUSCO
"Limbo" - poésie
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Suzy MALTRET
"Mademoiselle" - roman
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Francis KRETZ
"musique de yin en yang" - spiritualité
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Véronique SAINT-AUBIN ELFAKIR
"Nom nomade" - poésie
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Sandrine-Jeanne FERRON-VEILLARD
"Un homme avec elle-même" - roman
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Octobre 2019
Alain CLASTRES
"A chaque pas" - poésie
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Daniel BIRNBAUM
"A chute ou abruptes" - roman
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Jean-Emmanuel SKOVRON
"A même les pierres et la cendre" - roman
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Marie-Josée DESVIGNES
"Haut cœur de pierre" - poésie
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Chantal LE BOBINNEC
"L'Arlequin" - roman
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Denis EMORINE
"La nuit ne finira jamais..." - poésie
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Frédérique LOMBARD MOREL
"Nourritures" - poésie
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Marine FIEYRE
"Simia Bubala !" - poésie
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Ivan DMITRIEFF
"Tercets de la lumière" - poésie
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Jacqueline PERSINI
"Tous les bouquets deviennent rouges" - poésie
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Septembre 2019
Jean ANTONINI & Roger GROSLON
"102 haïgas" - haïku
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Rémi BOYER
"Haïkus, assemblages et autres détournements" - haïku
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Michèle CABANE
"La mer comme personne" - poésie
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Jacques COUDERT
"Le vieil homme et l'Afghan" - témoignage
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Lucien GUIGNABEL
"Les eaux vives" - haïku
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Georges CHAPOUTHIER
"Une belle cerise sur le gâteux !" - témoignage
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Août 2019
Minh-Triết Phạm
"Au pays des volcans d'Auvergne" - haïku
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Juillet 2019
Bernard PIKEROEN
"Fragments de silence" - haïku
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Gérard BRUNSCHWIG
"Gnom" - jeunesse
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Jean-Philippe TESTEFORT
"Pensée du design" - essai
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poesie


Auteur : Juan ALARSON
Titre : Tourbillon Saltimbanque
Avec ce premier recueil de poèmes, Juan Alarson signe là un livre dont les poèmes, souvent différents, forment un tout homogène. C’est un poète qui regarde au fond de lui pour nous livrer de manière explicite ce qui l’inspire. Ce peut être un sourire ou une perception de la vie qu’il est allé chercher dans son vécu ou encore une intuition qui lui vient du plus profond de lui-même.
Ces poèmes sont bien ceux d’un troubadour qui ne s’est laissé troubler par aucune mode, poèmes de la vie qui déclenchent chez le lecteur des émotions différentes.
Des poèmes qui amènent à changer notre regard et à nous remettre en accord avec nous-mêmes.

Auteur : Béatrice ALBERTAT
Titre : Au fil d'un songe
Dans ce nouveau recueil, Béatrice Albertat va chercher les mots en elle pour utiliser leur puissance évocatrice. Avec peu elle dit beaucoup et nous met en résonance avec les sentiments qui la traversent.
Dans ses poèmes, tout se pose puis s’impose en énigme, en transparence mesurée qui nous permettent de revenir au plus profond de nous-mêmes. Peu à peu on y décèle comme une connaissance subtile des émotions qui suscitent intérêt, une intensité impalpable dans l’intention des mots justes.

Auteur : Béatrice ALBERTAT
Titre : Souffle chant initiatique
Avec ce nouveau recueil de poèmes, Béatrice Albertat nous invite à entrer en intériorité, via deux voix qui se répondent d’abord, celles du poète et de l’errant. Deux voix en profondeur en jaillissement de l’être.

Chant initiatique, résonance première de la vie d’où vient la vie. Yidaki et höömi ne font plus qu’un dans un chant commun à tout langage. Béatrice Albertat est une poétesse rare en ce sens où elle est en quête de l’être. Pour cela, le voyage lui est un lien initiatique et les paysages traversés sont comme autant de passages pour répandre en nous peut-être la lumière d’avant les mots.

Auteur : Stéphane AMIOT
Titre : Bris épars
À travers Bris épars, Stéphane Amiot relate ces « cimes et abysses / les crachats d'encre sur le silence des pages. » Hommage à son père, décédé en 2016, ce recueil de haïkus instruit nos voix basses et ponctue nos rythmes verticaux lorsque nous approchons notre blessure du soleil pour paraphraser René Char. La nuit pour corps subtil et « seconde mère, » « chaque homme trace son chemin de lumière » en écrivant l’énigme tendue par l’horizon. Dans des épures habiles et émouvantes, Stéphane Amiot nous aide à franchir l’impasse magique des mirages.

Auteur : Angély ANDRIEU
Titre : ANGÉLY ANDRIEU Poète disparu pour la France
Et depuis nous cheminons avec lui, avec eux, Angély et Marcel, sur le chemin incertain, cahoteux, de cette immense forêt sacrée que l’on nomme La Vie... Une émotion si douce, si pure, que nous souhaitons ardemment la partager.

Le temps est venu pour nous tous de rendre enfin hommage à l’œuvre poétique d’Angély Andrieu, cette fois-ci à travers la publication de ce livre, tout d’abord grâce au travail fondateur de Michel Carcenac son neveu, mais aussi grâce au poète Pablo Poblète, Directeur de la collection « Poètes francophones planétaires », qui a su si bien voir et ressentir l’émotion qui sourd de l’âme de notre ancêtre oublié.

Auteur : ANTEMANHA
Titre : Ruche Ecrits d'atelier
... et j’ai dansé jusqu’à ce que mes lèvres sourient,

et toi, tu m’as vue sourire.
Ce jour-là, je t’avais rencontré,
et je t’adorais déjà, au milieu de la foule,
au cœur de l’été parfumé,
et ton regard me faisait
à nouveau rêver

Au son du flamenco nous dansons toujours

ANTEMANHA est née à Schwelm (Allemagne) et vit depuis 1991 à Tilly près de Paris. Elle écrit poèmes et nouvelles en français et allemand, anime un atelier d'écriture pour adolescents et se produit comme récitante avec des musiciens dans de nouveaux répertoires, en Europe et aux États-Unis.

Auteur : Antemanha
Titre : Te Awa Tupua
Avec ce nouveau recueil, Antemanha nous dévoile tout un pan de sa sensibilité où la nature, sous tous ses aspects, ne peut que renouer avec l’humain. Mais ce sont aussi souvenirs de sensations intimes qui le parcourent et les observations de cette nature sont comme autant d’accroches avec nous-mêmes. Les rêves de l’auteure ponctuent ce récit poétique et en mettent à nu l’émotion. Voici donc un livre de poèmes qui sort des sentiers battus par ses trouvailles de langage inspirées par une sincérité qui, de fait, nous convie au partage.

Auteur : Radu BATA
Titre : Le blues roumain
Une anthologie imprévue ? Oui, car elle n’a pas été imaginée pendant sa genèse. Et la plupart de ses vers sont fortuits : dus au hasard des rencontres sur les réseaux sociaux entre mes états lunatiques et des textes qui apparaissaient dans le feed selon les humeurs des algorithmes et la liste d’amis. Depuis sept-huit ans, en fonction de l’écho provoqué par un poème repéré çà et là, j’ai transvasé en français et parfois librement adapté ces pépites lyriques roumaines. Il n’y a pas de calcul ou de hiérarchie dans la poésie : il n’y a que l’émotion et le plaisir qui m’ont conduit à ce livre. Les partager avec vous serait une fleur de rêve ou bien une épopée.
Un vieil adage (qu’on doit à l’écrivain Vasile Alecsandri) dit que « le roumain est né poète ». Vous pouvez le vérifier dans cette anthologie, à vos risques et périls : la beauté des images peut être contagieuse.

Auteur : Henry BAUCHAU & Marie-Agnès KOPP
Titre : La route
"Le vrai miracle est de marcher sur la terre",
Houeï-Neng, en exergue à La Chine intérieure

"Mes mains palpent le sol ancien, les hommes des millénaires
Ont peu à peu creusé cette forme intérieure,ce lieu
où je me tiens pour mon temps d'ignorance."
Henry Bauchau, extrait de La Chine intérieure.

Auteur : Régine BEAUVAIS
Titre : Goût du soleil à cœur
Créations de Marc BERNOL

Pour que vivent les mots

Les fenêtres du monde
Regardent les mots en peine
L’âme hisse des voiles,
Épitaphes suspendues au silence,
Les larmes de cristal se perdent
Dans les pages oubliées.

Un jour respire la révolte
Au diapason de ton corps à vif.
La grêle touche le cœur,
La tempête arrache le poète à la torpeur,
Le souffle d’un possible
Fait vibrer des mots neufs
Oui, la poésie est au cœur de la vie !

Auteur : Régine BEAUVAIS
Titre : Un sourire en tête
Ton ombre souveraine
Apparaît au Levant.
La porte dérobée
De souvenirs lointains
Délivre sa lumière
Et je ne vois que toi.

Née à Alençon dans l’Orne, Régine Beauvais a été professeur d’anglais dans plusieurs lycées et collèges de l’Orne. Elle a vécu un an en Angleterre et a également organisé des échanges linguistiques avec des lycées norvégien, danois et polonais.
Passionnée aussi par sa langue maternelle, elle a participé à un concours de poésie à l’occasion de la Biennale du Prix Laplace à Lyon en 2008 et a remporté un prix.
Cinq recueils ont suivi, édités par l’Atelier de Groutel à Champ- fleur, Voix Tissées à Montrouge.

Auteur : Geneviève BERTRAND
Titre : A bouche décousue
Née à Montpellier, à proximité de la terre cévenole, termine ses études de philosophie à Paris, qui se révèle la ville de toutes les découvertes – entre autres celles de la danse moderne, des arts martiaux, de l’ikébana, de la peinture contemporaine… rencontres qui habitent toujours sa démarche.
Le retour dans le midi en 1983 constitue une réconciliation intérieure d’où jaillit l’écriture. Aime jardiner, écoute pousser les plantes comme on écoute pousser les mots. Croise avec joie son travail avec celui de peintres, chorégraphes, musiciennes.

Auteur : Nicolas BLANC
Titre : Le calme dans la tempête
Avec ce nouveau recueil, Nicolas Blanc interroge notre véritable identité, et utilise un langage poétique qui nous invite à dépasser notre savoir comme pour nous donner les clés de l’intuition ouvrant les portes à nous-mêmes.
La poésie de Nicolas Blanc est éminemment morale dans le sens où elle dépasse toute morale et pioche au cœur de cet intime qui nous permet de voir en nous ce que nous savons déjà mais ne pouvons exprimer. On pourrait presque parler de poésie salvatrice avec ses trouvailles et qui éveille le lecteur à chaque page, à chaque strophe même. Poésie métaphysique qui évite sagement le lyrisme pour nous donner à ressentir l’instant et frapper le lecteur dans son cœur spirituel. Une poésie rare…

Auteur : Anne-Lise BLANCHARD
Titre : Les jours suffisent à son émerveillement
Dans le paysage poétique actuel, Anne-Lise Blanchard occupe une place à part et de choix. Rares sont les poètes qui, en utilisant les mots dans leur sens premier, fassent advenir le merveilleux dans le quotidien, par une présence au monde qui fait d’un moment fugace, voire banal, une épiphanie. Instant simple au prime abord par son côté anodin, et métaphysique si l’on accueille la charge émotionnelle qu’il porte dans sa simplicité même.
Anne-Lise Blanchard transcende donc le quotidien jusqu’à lui donner valeur d’universel. Elle sait, par l’économie de sa poétique, amener le lecteur à accueillir la beauté fragile d’instants singuliers constitués en mémoire.

Auteur : Jean-François BLAVIN
Titre : Oscillations vagabondes au crépuscule
Préface de Laurent Desvoux D’Yrek
Dessins originaux de Nicole Durand

Jean-François Blavin nous incite à renouveler notre regard sur nos contemporains et les injustices et inégalités persistantes de notre société. […] La transe, celle qui animait le jeune homme dans ses nombreuses lectures, est ce vagabondage de l’esprit poétique, par ses oscillations, elle rend sensible la complexité du monde en même temps que sa beauté ; le crépuscule, comme l’aube, est ce moment de passage, de bascule entre lumière et ténèbres…
- Laurent Desvoux-D’Yrek (Préface)

Auteur : Christiane BODET
Titre : Miettes
Avec ce premier recueil, Christiane Bodet occupe le terrain de la poésie avec cette manière bien à elle d'aborder toutes les dimensions, celles des mots, du voyage et de la profondeur en soi. Tout est poème dans la vie de Christiane Bodet, tout est fait pour qu'opère la magie des sentiments et des sensations qui la traversent comme autant d'intermèdes. Chaque poème de ce recueil est une salve salvatrice ou un jet de lumière musical qui nous arrivent dans les yeux pour nous chanter un voyage intérieur ou un paysage ou un sentiment avec une sincérité qui touche le cœur.

Auteur : Patrice BOURET
Titre : Jonas suivi du Chemin des ombres
Dans ce recueil, Jonas est le personnage principal qui donne son nom à l'un des livres de la Bible, et qui est envoyé par Yavhé vers Ninive.

Comme le précise Henri Meschonnic, Jona fils d'Amittaï, ces noms ont une signification biblique. Jona signifie « colombe » et Ninive, « Ninveh », signifie « la demeure du poisson ». Mais la quête n'est jamais finie et les appels nous mettent en route.

Patrice Bouret, par la force d’une poésie ininterrompue, nous convie à la fois à une fête de langage et à une attention au concret. Une force merveilleuse, quasi intemporelle, ressort de cette poésie toujours en recherche et en surprises pour nous faire découvrir un texte biblique « rechanté » par le poète.

Auteur : Maurice BOURG
Titre : L'œuvre poétique 1956-1991 suivie d'Inédits
Présentation de Marc VAUTION

Redonner à lire l’œuvre poétique de Maurice Bourg nous a semblé un acte nécessaire : quelle façon plus appropriée de célébrer le centième anniversaire d’un poète ?

Tout au long d’un cheminement de trente-cinq ans (1956-1991) et de onze recueils parus, cette œuvre se présente comme une louange à la Parole poétique dans ses diverses manifestations. Qu’il s’agisse de dire son bonheur face au monde minéral (Jeu de Francheval, Pour une minéralogie), de déchiffrer le message que porte la voix de la rivière (Tardoire), qu’il entreprenne de peindre les tableaux changeants qu’offre la forêt (Saisons qui portez tout) ou de redonner vie à ses racines ardennaises (La nuit s’écarte, D’aubes qui fondent en mémoire), il associe dans sa démarche approfondissement et recherche passionnée de la transparence.

Auteur : Laurence BOUVET & Jean-Louis GUITARD
Titre : Anthologie de l'intime
Cette anthologie présente l’univers de trente-trois poètes contemporains et prétend à l’intime sous toutes ses formes : l’amour, l’humour, la mort, la vieillesse, l’enfance, le rêve, la maladie… et pourquoi pas le rire dont la compréhension, et comme phénomène caractéristique de l’être humain, était si chère à Bergson.
Nous rendons un hommage particulier à Marie-Claire Bancquart qui nous quittait au moment de la finalisation de l’Anthologie de l’intime. Elle nous avait confié ses derniers poèmes en toute amitié. C’est avec une vive émotion que nous les publions ici.
- Laurence Bouvet

Auteur : Laurence BOUVET
Titre : Anthologie du rêve
S’il fallait justifier la valeur d’une anthologie thématique, on pourrait dire immédiatement qu’elle démontre la diversité des sensibilités s’exprimant sur un même sujet. Pourtant, comme l’écrit Laurence Bouvet : “… au fil de la lecture, une harmonie s’exprime ici qui n’était ni tout à fait prévisible ni tout à fait voulue en tant qu’intention de lisser toutes les plumes en présence dans le sens d’une ligne éditoriale donnée.“

Il revient à présent au lecteur de répondre. C’est lui qui tissera ou non le fil qui relie les sensibilités ou les écritures qui semblent s’assembler naturellement. La poésie moderne qui a libéré le langage laisse une part grande à l’interprétation, à la suggestion. Le lecteur peut alors interpréter par le filtre de ses émotions passées ce qui fait sens en lui.

Auteur : Laurence BOUVET
Titre : On ne sait pas que les mères meurent
Ce récit est un récit de deuil. L’auteure voit sa mère en rêve ou peut-être l’imagine-t-elle en rêve. Chaque chapitre apparaît dans une douceur apaisante comme si le deuil et la douleur étaient ailleurs, enfouis dans le tréfonds d’un travail sur soi-même.
Aucune trace, aucun indice n’échappent à la narratrice. Elle constate : « Le rêve dévoile autant qu’il dissimule ». Le rêve de la mère est multiple et peu à peu le puzzle se construit et se déconstruit vers l’acceptation de la perte. L’écriture l’emporte sur l’absence, elle trace un chemin vers le souvenir. Laurence Bouvet respire les mots. Elle les connaît comme d’autres connaissent les fonds sous-marins ou le désert. De leur simplicité jaillit la profondeur, la magie opère et la lecture de ses rêves finit par capter quelque chose d’indéfinissable en nous, que l’on ne peut nommer, au-delà des mots et qui nous enseigne qu’« être vivant c’est être séparé ».

Auteur : Jacques BROSSARD
Titre : D'après nature
Avec ce nouveau recueil, Jacques Brossard nous invite à découvrir la poésie comme un territoire inconnu dont lui seul pourrait détenir la clé. Pourtant plus il lit, plus le lecteur découvre finalement que le poème fait sens par la suggestion ou par le pouvoir des mots.
Chaque texte surprend par sa justesse et agit comme le catalyseur d’une nouvelle source.
Oui chaque poème laisse venir en nous comme une émotion nouvelle qui nous met peu à peu en résonance avec le monde.

Auteur : France BURGHELLE REY
Titre : Petite anthologie
Confiance
Patiences
Les Tesselles du jour

Poèmes et versets s'élèvent ici comme des hymnes à la vie, découverte de soi dans tous les possibles. France Burghelle Rey nous donne à voir que sa vision peut se démultiplier dans une démarche instantanée de lyrisme et de transgressions.
Concerts de mots qui font aussi silence ou tracent autant de courbes qu'il nous incombe de suivre à notre mesure. Ces recueils que les éditions Unicité ont choisi de publier nous amènent à lire en nous-mêmes un monde en fusion de sensations nouvelles où l'écriture nous ouvre peu à peu à d'autres dimensions.
Le lecteur est surpris à chaque vers et peut voir ce que le poète imagine ou se laisser emporter par cette inspiration qui chante puis annonce des correspondances sonnant comme des vérités jamais apprises pour nous laisser entrevoir des sens cachés.

Auteur : François BUSIER-ROUGE
Titre : 14 Le Chant de ma terre
Avec ce travail poétique, François Busier-Rouge nous amène peu à peu au ressenti de la guerre 14-18 en nous racontant les hommes et leur désespérance. La cruauté de la guerre est présente dans ces vers qui lancent comme des salves douces pour toucher le cœur, nous frapper d’émotion.

Beaucoup de poèmes ont été écrits dans les tranchées et sur les tranchées, mais ce que nous propose ici l’auteur est un hymne à la mémoire de cette guerre dont les mots posés avec précision agissent en nous tels des frémissements.

Auteur : Michèle CABANE
Titre : La mer comme personne
Laisser, autant que possible,
ce qui remonte des abîmes profonds
et des mystères insondables,
nous recouvrir, nous inonder, nous submerger
par de nouveaux désirs.

Née le 31 décembre 1944 à Vandœuvre.
Conseillère en relations humaines, Michèle Cabane a commencé à se passionner pour la photographie et l’écriture à l’âge de la retraite…

Auteur : Laure CAMBAU
Titre : Le manteau rapiécé
L’auteur a entrepris en 2014 un pélerinage au Mont Tomori, une montagne sacrée d’Albanie, et tissé des liens privilégiés avec les Bektachis, ces frères balkaniques des Soufis.
Ce voyage, à la fois réel, intérieur et initiatique, lui a inspiré ce livre inclassable, long poème où les vers de l’auteur font écho aux psaumes bektachis. Entre les parties purement poétiques du livre, s’intercalent des chapitres plus prosaïques : reportage sur le grand pèlerinage, florilège d’histoires, anecdotes et contes bektachis « recueillis » sur place. Un clin d’œil à la littérature orientale, où l’alternance entre prose et poésie est traditionnelle.
« Le manteau rapiécé », ou la belle leçon de tolérance de cette religion syncrétique, où se mêlent christianisme, islam modéré, chamanisme, animisme et bouddhisme, un « Voyage au fil du souffle », en suivant la voix(e) poétique des bergers et des derviches, qui nous entraîne toujours plus loin vers le « Carrefour du labyrinthe ».

Auteur : Patrick CANHAN & Pablo de Poblette
Titre : Psycho-Pablo-Micro-Mutant-Immateriel-Erotikus-Culturel-Errant-Rose
« Lors du Festival international de la Poésie de la ville de Sète (sud de la France), le 29 juillet 2016, j’ai rencontré un poète lumineux, Pablo de Poblette. Un homme qui immédiatement m’a semblé un Corsaire authentique au service de la plus noble cause, cause solaire que je ne pourrais même pas pouvoir définir à vrai dire… une « cause à effet » en tout cas !
Aimant profondément les artistes, les enviant pour leurs si éloquentes différences et leurs désirs de nous faire franchir certaines frontières, je lui ai donc demandé de m’autoriser à le photographier durant ce 29 juillet de l’an 2016. En fait, un challenge que j’aime dans mes approches photographiques avec certains artistes, dont l’âme me paraît si belle, m'offrant des instants qui me donnent l’occasion de me sentir vivre intensément leur prophétie, leur folie, leur humanité. »
Extrait de l’avant-propos de Patrick Cahan

Auteur : Olivier CANTENYS
Titre : Le vol du Colibri
Avec ce premier recueil de poésie, Olivier Cantenys nous donne à découvrir une écriture avec un lyrisme maîtrisé. Les émotions ont main mise sur cette poésie qui ouvre tant de portes sensorielles sur la peinture. À l’image justement de sa peinture tout en couleur, les poèmes d’Olivier Cantenys tentent avec bonheur des incursions dans les correspondances et les sentiments que distille à chaque strophe sa poésie, comme s’il était en proie à quelquechose de plus fort qui serait même au-delà des mots. Le lecteur ne peut que le suivre dans cette quête de transcendance.

Auteur : Anne-Cécile CAUSSE & Anaïs CHARRAS
Titre : Autrement que la rive
À qui appartiennent ces cervelles poétiques dont est né Autrement que la rive ?
Ces pages si sensibles et secrètes sont les rives où toutes deux, toi et moi, moi et toi, Anne-Cécile Causse et Anaïs Charras, s’échangent mélancoliques brassées de mots contre jets de figures lunaires. Anaïs laisse sa pointe s’épancher sur son insolite univers et Anne-Cécile alors le photographie en mots noirs et blancs.
Brassées de pensées écrites, réponses de traits. Brassées de phrases, réponses de traces inoubliables.
Brassées de chutes fatales, réponses en courbes de mondes d’ailleurs. Brassées de rêves réels, réponses de décalques poétiques.

Auteur : Patrice CAZELLES
Titre : Argoties
« À l’heure des communications tous azimuts, Patrice Cazelles sort la poésie des livres, la parle, l’adresse et la donne à entendre. « Je sais pas ce que c’est … c’est une langue qui parle toute seule … ça répète … elle avance pas, elle se roule dessus … elle fait d’dans … une mutation … permutation … » Produit par un locuteur vers un autre locuteur, Argoties représente le degré fondateur de la parole. Tourbillon de phrases, points de suspension, apostrophes et hypothèses, la langue se cherche, balbutie et suscite un jeu collectif. Scénique, théâtral, Patrice Cazelles multiplie les dimensions chorales, transmentales et transes tout court. Habité par ces versants de la parole, l’auteur affectionne et cultive un authentique lien social. »
- Extrait de la préface d’Anne de Commines

Auteur : Fadéla CHAIM-ALLAMI
Titre : Les oueds ne vont pas tous à la mer
Avec ce nouveau recueil, l’auteure nous invite à suivre les oueds qu’elle nous apprend à regarder puis à sentir comme une part d’elle-même. Les oueds sont comme une cartographie intérieure de ce qui l’habite profondément. Elle nous dévoile les déchirements dus à l’éloignement de son pays natal.
En ce sens ce recueil apparaît comme une métaphore d’elle-même. Et c’est là que se situe la force de cette poésie qui va à l’essentiel en nous conviant à la fois à une simplicité et à une profondeur inouïes.

Auteur : Watson CHARLES
Titre : Le chant des marées
Watson Charles est un jongleur de mots et d'images capable d'inventer une forme à chaque pièce, chaque élément constituant le discours - ou plutôt le dire poétique.
Dieulermesson Petit-Frère

Né en Haïti, Watson Charles, poète et écrivain, a fait des études de Lettres modernes. Il est l’un des coordonnateurs de la revue Legs et Littérature. Il a publié trois recueils de poèmes et participé à plusieurs revues et ouvrages collectifs.

Auteur : Armelle CHITRIT
Titre : Acousmies songes
Je suis au bord des larmes
Je jouis sans
Sans toi
Sens
De cette distance
Lumière qui me pense
À toi
Et j’appelle le nom des vivants que j’ai
J’aime oui
L’air qui entre par mes narines a un goût de
bois de prunier
La production n’a pas de sens lorsqu’elle crée
des débordements.
Depuis plus de trente ans nous savons que
nous débordons.
Peut-être que moi-même
plus âgée que ça
je déborde
déjà.
Tout est question de débordements
depuis ma naissance.
L’amour au temps du Co-vide

Auteur : Armelle CHITRIT
Titre : Peaufine
fables gourmandes
français-anglais-arabe

Quoi de plus réjouissant que l’opacité du fruit pour creuser le poème ? Chacun peut en faire l’expérience au creux de la main. Le sens éclate avec son noyau, ses pépins, sa peau. Un chemin de réminiscences où dialoguent les langues et les goûts. Ces fables sont nées de plusieurs cueillettes sur trois continents. Le partage d’un monde étrange et familier puise sa chair vivante, sa lumière, son chagrin, son évidence ou même son absence dans cette expérience sensorielle. À chacun son fruit. À chaque fable sa vérité.

Auteur : Roland CHRÉTIEN
Titre : Impressions de Paris
Avec ce nouveau recueil, Roland Chrétien nous relate ses impressions avec des mots simples qui amènent à une profondeur en nous.
Poète rare dans le sens où ses textes sont affranchis du lyrisme ou de l’hermétisme pour nous donner à voir une dimension de lui-même qui appréhende justement une autre dimension du réel.

Roland Chrétien est né à Paris, où il vit toujours, en 1959.

Photo de couverture par l’auteur.

Cette femme dit que le matin, avant de descendre faire ses courses, elle ouvre ses fenêtres, pour aérer l’appartement pendant ce temps, et elle ajoute : « Je n’ai pas froid, puisque je ne suis pas là ».
Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve cette phrase absolument géniale, lumineuse comme un parfait théorème, d’une sublime évidence, belle comme l’absence de Dieu, en quelque sorte, ou comme sa présence dans le vide —

Auteur : Roland CHRETIEN
Titre : Rêve un petit livre
Avec ce nouveau recueil, le lecteur va découvrir deux époques où Roland Chrétien a exprimé le sentiment poétique qui façonnait son écriture mais aussi sa façon d'appréhender le monde.
À travers le réalisme de la première partie, on découvre une poésie qui est comme animée par le souvenir d'un réel authentique, loin du lyrisme, mais plutôt habité par le détail, l’anecdote qui porte le monde et son interprétation. Une poésie affranchie des codes de l’her- métisme et de l’inspiration jubilatoire. "Le surréalisme, c’est d’être assis sur un banc de Paris" ou "Vivre est tout de même une expérience".
Dans la deuxième partie, c’est l’expression de la vie qui fait foi. Un lyrisme travaillé qui ne déborde jamais, mais au contraire dessine les contours précis d’une expérience ou d’un sentiment. Chaque poème est une réussite qui peut marquer par sa justesse, et par cette précision rare en poésie qui provoque à la fois un plaisir chez le lecteur tout en donnant de la couleur aux mots.

Auteur : Alain CLASTRES
Titre : A chaque pas
Avec ce nouveau recueil, Alain Clastres poursuit sa quête, celle de nous faire découvrir cette profondeur qui gît en chacun pour nous amener à voir les choses telles qu'elles sont à travers sa poétique apaisante.
Si certains passages rendent compte de la brutalité des hommes, c'est avant tout pour mettre l'accent sur l'ignorance de ce qu'ils sont réellement car toujours perdus dans des émotions conflictuelles.
Comme il l'exprime si bien lui-même : « La poésie, parce qu’elle exprime une saisie intuitive, spontanée, par-delà la stricte réflexion, de la réalité plénière, peut participer, un peu, à un apaisement du monde. »

Auteur : Alain CLASTRES
Titre : Besoin d'infini
Avec ce nouveau recueil, Alain Clastres observe la nature et descend en lui-même grâce à un questionnement qui, peu à peu, prend la forme d'un lâcher prise. Ce besoin d'infini est déjà en nous, il ne cesse de nous appeler dans cette ouverture sans nom qui porte les réponses informulables puisqu'elle est le noyau de notre être non conceptuel. Les poèmes d'Alain Clastres résonnent profondément par leur simplicité et leur absence d'effet qui emmènent par l'observation le silence au-delà des mots.

Auteur : Alain CLASTRES
Titre : Brume légère dans le vent
Avec ces poèmes, Alain Clastres nous apaise parce qu’il nous renvoie peut-être à ce que nous sommes dans ce jardin silencieux qu’est notre vie intérieure. Forêt et mer ici se mêlent et se rassemblent pour nous inviter ensuite à nous arrêter par la force des mots devant ce « ciel immense », et cette « houle lente » avant « l’explo- sion blanche du déferlement ». Tout est là, nous dit Alain Clastres. Il observe la nature et nous raconte avec des mots simples le vent, la mer, la cigale et la mouette non sans faire part de l’émotion que suscite en lui justement cette observation. Ici, pas de réminiscence tapageuse, pas de sentiments transgressants, mais une présence qui est posée comme un calque sur chaque poème, nous amenant, quoi qu’il arrive, à écouter la musique du silence… Des poèmes qui s’ouvrent à cette magie de l’instant où Tout Est. Dans le jardin, ce matin Air doux, vent léger roucoulements, chants d’oiseaux A travers le feuillage le chatoiement de la lumière Ciel blanc Temps figé Mer métallique.

Auteur : Alain CLASTRES
Titre : Eau donnée
Ce recueil, en même temps que de marquer un étonnement ou un émerveillement devant l’étrangeté ou la beauté des choses, essaie de faire ressortir que chaque chose, chaque être est l’expression, la cristallisation, la réponse silencieuse de la réalité mystérieuse qui ne peut cesser d’être.

Et même si l’on vit les changements, les transformations du monde, l’unité, l’éternité du réel, au fond nos natures profondes, restent toujours présentes. Pourrait-il, d’ailleurs, en être autrement ?

Auteur : Alain CLASTRES
Titre : En chemin
Alain Clastres est un poète à part dans le sens où il n’explique pas ce qu’il est, mais ce que nous sommes en notre profondeur qui vient du sans-nom. Ce silence qui est toujours là, quoi que nous fassions, il nous invite à le sentir dans la présence de la nature, en en soulignant parfois un détail qui fait mouche à la manière des haïkus.

Il en va de même lorsque ce poète nous parle d’art pictural, de musique ou de poésie , il parvient à la fois à être objectif ou plutôt sans discours émotionnel, comme pour toucher l’essentiel, dans la simplicité des mots qui résonnent en nous.

Auteur : Alain CLASTRES
Titre : Entendre le monde
Lire Alain Clastres, c’est entrer vivant dans la matière des mots et des paysages, c’est voir le ciel, les montagnes, sentir le vent avec force et tranquillité. Dans ce recueil, il nous parle aussi de peintre, de poésie comme si cela préexistait déjà en nous. Alain Clastres est un poète qui dit l’infini comme il dit les oiseaux et la mer. Il use de belles certitudes et de patience qui expriment ce qui est pour finalement toucher l’infini. Le lecteur ne tardera pas à éprouver qu’ici le loin est proche et que le proche est loin. Une poésie non duelle qui exprime la simplicité au cœur des choses et nous invite à une autre lecture du monde.

Auteur : Alain CLASTRES
Titre : Marcher joyeux
Avec ce nouveau livre, l’auteur nous convie à une succession d’observations lentes et passagères mais aussi comme à des traversées d’écriture qui rythment sa marche à travers les paysages qui ne forment qu’un chemin, celui d’un silence en apesanteur qui envahit tout peut-être, les arbres, la plaine, la terre, le ciel. Instantanés de vents, de pluies, tout ici apparaît dans la perception d’une conscience qui regarde les choses telles qu’elles sont jusqu’au dépouillement de soi? «Mais qui respire», s’interroge l’auteur en observant la présence qui est comme sa lumière en tout. Ce livre, le lecteur s’en rendra compte, inspire une joie de ne rien être dans le courant d’une nature qui n’est autre que soi. Loin des chemins lyriques de la poésie, les mots ici agissent comme autant de catalyseurs qui nous relient au regard qui est non-pensée et émerveillement.

Auteur : Alain CLASTRES
Titre : Silencieux
Alain Clastres observe les phénomènes qui sont lents ou l’œuvre d’un jaillissement. De cette observation naît un approfondissement. Mais jamais il ne donne de réponse car ce serait alors trop réducteur. L’éternité c’est quand il marche, s’asseoit ou regarde par le prisme de la totalité. En ce sens comprendre, c’est ne pas chercher justement à comprendre. La nature, l’art et la musique sont silence en ce poète qui creuse l’âme de l’humanité.

Auteur : Miguel COELHO
Titre : Quasi-haïkus
j'ai quitté
mon identité de sable
pour la poussière qui l'emporte

Illustrations de la couverture et de l’intérieur : Sandrine Bridier

Miguel Coelho est né en 1973. Il enseigne la philosophie en région parisienne et mène en parallèle une activité de pianiste improvisateur, en lien, notamment, avec l'association Le Capital des Mots et le poète Éric Dubois. Certains de ses poèmes ont été publiés en revue (Paysages écrits, Traversées, Recours au Poème... ).

Auteur : Francis COFFINET
Titre : Je suis de la maison du songe
Préface d’Alain Borer

Il faudrait porter chaque poème de Francis Coffinet comme une pierre précieuse, fragile et sincère, qu'il est nécessaire d'ajouter aux paroles dont on retient la profonde vérité. On ne peut qu'aimer la précision du propos et la quête de pureté que la simplicité des mots cisèle pas à pas. Le dire du poète n'use ni de la thématique ni du procédé. Il s'apparente à une marche, à une méditation qui ne dévoile pas son mystère et incite le lecteur à le suivre.

Auteur : Michel COSEM
Titre : Aile, la messagère
Aile, la messagère nous entraîne. Le nouveau recueil de Michel Cosem convie au voyage à un double titre : par le déplacement, la traversée des espaces et par l’arrêt, le surgissement de lieux.

Avec l’auteur, nous montons dans le train, l’avion… ça défile, ça glisse, le passage d’un poème à un autre nous retient comme on attrape de l’eau, comme on remplit ses poumons d’air pur, façon impossible. Il y a là une cinétique du désintéressement que les fenêtres successives du poème sédimentent insensiblement, suscitant une douce métamorphose du voyageur.

Auteur : Monique COUDERT
Titre : Le portrait chinois de la mèlancolie
Avec ce nouveau recueil de poésies, Monique Coudert a su investir la technique du portrait chinois pour nous offrir un florilège de textes tantôt simples, tantôt surréalistes. L’imagination de l’auteure affronte tous les vents et s’en remet à l’inspiration de l’instant ou à son humeur vagabonde et parfois mélancolique.

Il a fallu attendre ce recueil de textes poétiques pour donner de la noblesse au portrait chinois, et il fallait être poète comme Monique Coudert pour justement transcender le genre en faisant fi des modes littéraires au profit d’une démarche qui étonne aussi par sa modernité et son originalité.

Auteur : Anthony CROIZET & Hubert FRÉALLE
Titre : Rêves de Collure
moteur ! / prenez votre ticket / installez-vous dans un fauteuil de lecture / ouvrez les yeux sur nos pages-écrans / où passe 35 fois un certain rêve de cinéma / au millimètre près / en VOP / (version originale poétique) / refusant l’explication de texte / mais composant avec l’inspiration des images / dont le montage donne leur chance aux jeunes premiers comme aux vieux routiers / encadre les pouvoirs hypnotiques de la série / envisage & dévisage des visages / … / + d’exquis & vivants bonus / un long métrage de collures au final / que sectionne ce maître coup de ciseaux oral : / coupez ! H.F.

Auteur : Paul DALLAIRE
Titre : Poèmes Dada-l'Air
« C’est un grand honneur de présenter dans ma collection « Poètes francophones planétaires » ce livre du poète québécois Paul Dallaire, « Poèmes Dada-l’Air semés en Trifluvie ».
Un ensemble de textes qui donnent de la lumière et de l’oxygène à la poésie francophone, québécoise et universelle… »
Pablo Poblète (Extrait de la préface)

« ... Ce qui unit les textes de ce recueil, c'est qu'ils ont été lus et performés devant public à une ou plusieurs reprises dans différentes villes du Québec...
Plusieurs variations ponctuent la lecture orale : voix tantôt monocorde, tantôt aiguë, tantôt grave, parfois chantante et douce ou éraillée et désagréable... chuchotements, cris, accélérations, ralentissements jusqu'à la déformation [Les enfants ! / J’aime les chars] … Comme au théâtre, le texte est mis en jeu, le jeu de la parole, de l'oralité. Lectrice, lecteur, fais-en autant: lis-les à voix haute, joue et amuse-toi ! La poésie naît, ou renaît, quand elle sort de la bouche! »

Auteur : Anne DE COMMINES & Philippe TANCELIN
Titre : Anthologie des ascendances
Avec ce recueil d’Anne de Commines et Philippe Tancelin, le lecteur entre dans un univers à deux voix qui tantôt s’assemblent tantôt se répondent. Les mots ici ont leur propre intelligence sonore et nous parviennent comme habités par la magie de l’instant. Nul doute que, durant la lecture, quelque chose de mystérieux se produit à travers la lumière des échanges poétiques. L’émotion du recueillement au fil du recueil s’im- pose. Chaque page semble jaillir sous l’effet d’une grâce poétique. Les poèmes se lisent alors dans la découverte ou l’émerveillement d’une langue qui va l’essentiel.

Auteur : Anne DE COMMINES
Titre : Le livre parlé par 23 poètes
Le livre parlé par 23 poètes est une anthologie de poètes contemporains ici rassemblés. Pour chacun, Anne de Commines croque un portrait. Chez les auteurs, elle recueille une maturité primordiale et insuffle ces ondes bienfaitrices qui les révèlent. Aux marges de ce monde, les poètes s’expriment et nous livrent leurs lignes à longueur de volutes. Écrits en exil, vestiges du cri, appels à l’amour, au règne des altitudes… ces plumes composites mosaiquent ce recueil et font valoir une identité poétique. À une époque tyrannisée par l’approche des extrémismes, la poésie recule et nous devons brandir son innocence héroïque. Engagée aux côtés des auteurs accueillis, Anne de Commines veut affirmer cette nécessité poétique, cette voix confidente, cette réappropriation vitale du silence créateur. Le livre parlé par 23 poètes s’élève contre ces nuits a-culturelles qui nous répètent et s’amassent en rimes obtuses. Autour des poètes présentés, Anne de Commines souhaite reconquérir le pays des dieux enfuis. À travers ce livre elle invite la culture poétique et la culture tout court à exprimer ses initiatives et ses diversités.

Auteur : Maggy DE COSTER
Titre : Déclinaison du verbe
Dans les plis de l’oubli se cachent
Des traces de souvenirs
Que le temps finit par remorquer
À la lueur de l’inconscient

Dans l’oblique d’un regard furtif
Se lisent les notes silencieuses
D’un cœur transi de peur

Aux pleurs des enfants
Se mêlent les plaintes de la terre

Du sang versé s’exhale l’odeur de l’horreur

Œuvre de la couverture : Maggy De Coster

Auteur : Éléonore DE LAVANDEYRA SCHÖFFER
Titre : Poèmes policés
Éléonore de Lavandeyra Schöffer a longtemps tenu secrète une œuvre plastique et visuelle dont la lettre est le point de départ. Ses recherches font voisiner l’art traditionnel de la calligraphie avec, par exemple, des compositions à la machine à écrire. Avec l’« écriture dans les vides », elle invente dès les années 1960 un alphabet qui ne dévoile ses significations qu’à force d’attention et de patience — toute une école de vie : la sienne. Il n’est donc pas étonnant qu’elle nous offre aujourd’hui ces poèmes typographiques qui prouvent avec humour et sensibilité à quel point le message est modulé par la forme des mots que nous sommes ici appelés à lire.
Arnauld Pierre

Auteur : Arnaud DELCORTE
Titre : Aimants + Rémanences
Arnaud Delcorte déploie une poésie intense où amours et sentiments se délient pour mieux se renouer. Poésie du corps en attente de l'autre. Poésie-béatitude et poésie–cataplasme opèrent dans une fusion entre pulsion érotique et recherche de plénitude. Le poète creuse en lui, va chercher l'intime dans ses tripes.
Des poèmes qui donnent à sentir ce que l'amour a de plus exponentiel, amour des corps, amour regard. Le poète ici est dans cette présence qui cherche les signes de l'amour aux confins de lui-même, entre désirs, quête de sens, joies, douleurs.

Auteur : Geneviève DEPLATIÈRE
Titre : L'un seul, légendes
La poésie de Geneviève Deplatière nous entraîne par des chemins éthérés dans une conversation avec ce qui est à la racine même de l'acte d'écriture : frôler la mort sans y céder jamais, préférer la vie, tenir tête aux évidences, provoquer la rencontre dans la parole poétique ou bien s'en tenir au rêve et marcher. Chaque mot est pesé, chaque vers nous arrête, exigeant que l'on fasse mieux que de passer pour cueillir l'émotion séduisante certes mais volatile comme le sont Les écorces d'écume dans le vent. L'enfance n'est jamais loin, qui expire ses relents de miel et d'acide et Embrasse la lumière toute couronnée de rêves.

Auteur : Eric DESORDRE
Titre : Le chemin derrière l'étoile
Avec ce très beau parcours de poèmes, Éric Desordre évolue vers une poésie plus abstraite et métaphorique. Analogies fulgurantes, précision descriptive, goût de l’éclat de la langue.
Un lyrisme flamboyant et quelque chose de romantique dans le lexique si riche des « Sentiers de la mémoire » et de « Vers l’intran- quillité ». Une révérence baudelairienne dans la partie liée à la thématique marine des « Voyages ». La modernité de sa poésie réside dans la jouissance linguistique et esthétique du mot.
Une poésie gourmande d’elle-même, somptueuse.

Auteur : Eric DESORDRE
Titre : Tu avanceras nu
Avec ce recueil Éric Desordre nous offre, à travers ses thématiques définies, des poèmes révélateurs où les mots lancés comme des pierres brutes rendent discernable l'imaginaire. Chaque titre présage un butin de mots aux sonorités foisonnantes. Tout poème est une scène nouvelle avec ses cassures, ses brutalités douces qui peu à peu ouvrent au lecteur des portes sensitives. Les paysages extérieurs se transmuent en tableaux intérieurs et il revient alors au lecteur de les interpréter, de s'y glisser en suivant les rythmes où s'entremêlent les souvenirs à peine dévoilés. C'est à lui de faire sien le discours amoureux et cosmique, de se fondre dans les mélodies de cette poétique qui convoque une manière unique d'appréhender le réel.

Auteur : Marie-Josée DESVIGNES
Titre : Haut cœur de pierre
Tes silences ont pris flamme
dans la chambre secrète, j’attends
un accord immuable, immuable, immuable
caché au creux de ton âme.
Ton visage, son reflet sur la vitre
au centre de la pièce voyage en inertie
et dans la confusion
des confidences scabreuses – tu mens.

« Haut cœur de pierre (six chants d’amour) est une traversée, de l’absence d’amour ou sa perte à sa consolation ou sa renaissance, de la mort à la vie. »
- Marie-Josée Desvignes

Auteur : Laurent DESVOUX-D'YREK
Titre : Au Galop bleu de la Beauté
« Qu’est-ce qui peut ressortir le plus à la gageure que de tenter de rendre compte de l’opus de Laurent Desvoux-D’Yrek ? »… « Il est nécessaire de s’imprégner du désordre purement apparent que représente le livre, en réalité extrêmement structuré, organisé. Je goûte donc ce maniement incessant des mots pris et repris – tordus – dans tous les sens et cette fascination pour la loi des nombres. Nous savourons une pléthore de prouesses, la jubilation du créateur, et, bien sûr, sa ferveur pour Apollinaire. »
- Extraits de la préface de Jean-François Blavin

Auteur : Laurent DESVOUX-D'YREK
Titre : Des chiffons de javel... aux ardents poétiques
« Le Printemps des poètes est un échec désolant et grandiose. [...] mais certes il se propage avec une ardente patience grâce à quelques fantassins de l’Utopie, qui font découvrir aux écoliers comme à leurs lecteurs ces aspirations qui les dépassent... »
- Extrait de la Préface d’Alain Borer, Président du Printemps des Poètes.

Comment pourra-t-on lire ce tome des Années paires - 2000 / 2018 - par moult « Printemps des Poètes » dans un collège près de Javel et du pont Mirabeau, cher à l’Apollinaire, poète qui passe et demeure après un siècle ?
On pourra s’intéresser à la démarche, inscrire un rendez-vous poétique dans un cadre scolaire, en installant d’autres mises en situation de la poésie, de la lecture à sa création, de la venue de poètes aux animations des rythmes.

Auteur : Nathalie DHENIN & Jean-Luc VANKERSSCHAVER
Titre : Pantouns et Peintures
Nathalie Dhénin et Jean-Luc Vankersschaver associent leurs talents artistiques en Pantouns et Peintures.
De ses précédents livres de haïkus parus aux Éditions Unicité, Autour d'un parc et Autour de nous, Nathalie fait ici le lien entre le court poème japonais et le pantoun malais dans sa forme francophone, comme l'indique la préface de Georges Voisset, directeur de publication de « Pantouns et Genres brefs ».
Jean-Luc dédie la palette nuancée de son monde imaginaire en un triptyque pictural vibrant dont les scénettes ont inspiré de fervents courts poèmes.

Auteur : Constance DICKSON
Titre : Un vase rempli d'émotions
« En s’adressant directement aux choses et aux sentiments, en les interpelant avec familiarité, sans complaisance, fermeté ou douceur, Constance leur donne vie en même temps qu’une âme. Elle nous entraine ainsi dans ses interrogations sur le rapport au monde avec beaucoup de justesse, de fraîcheur et une sacrée dose d’humour. Un art consommé pour jouer avec ses maux, qui peuvent être les nôtres.
Sans aucune concession elle nous livre ses défauts, ses maladresses, et nous dévoile, au-delà de ses révoltes, son désir d’aimer et d’être aimée. Cette confession à fleur de mots est au cœur de l’ouvrage et le nourrit. »
- Extrait de la préface d’Alain Bazot

Auteur : Ivan DMITRIEFF
Titre : A la table de silence suivi de Poèmes en scène
Un chant fait être ici ce qui est sous la voûte de nulle église et sa voix silencieuse était toujours là dans l'écoute des mondes appelant notre vie et notre regard au-delà des apparences et des douleurs et ses airs de forêts d'étoiles de landes nous peuplaient constamment de beauté son langage muet et vivant faisait notre amour et notre mystère éternellement.

Auteur : Ivan DMITRIEFF
Titre : Tercets de la lumière
Gouaches de Henri Baviera

Va, tu es l’Ouvert,
où dansent les mondes,
qui à chaque instant te manifeste

Ivan DMITRIEFF est une voix du cœur, a une voie au cœur avec ses élans de souffle et la générosité d’une parole où « l’esprit lance ses reflets de lumière, où la nature se déploie dans le miroir du vide ». Ses mots prônent une réconciliation de l’homme et de son origine, sa parole suggère la reconquête de notre terre intérieure.
- Yves Miséricordia, extrait de la postface

Auteur : Irène DUBOEUF
Titre : Cendre lissée de vent
Avec ce nouveau recueil, Irène Dubœuf nous propose un cheminement poétique entre contemplation et méditation qui explore le temps et l’espace, où les couleurs et la matière ouvrent des lieux indéfinis entre ciel et terre. Au commencement / Le bleu, écrit-elle dès le premier vers puis, au fur et à mesure de la lecture, apparaissent les éléments d’un paysage dans lequel on entre de plus en plus profondément. Les pierres, les fleurs et l’eau... fusionnent jusqu’à d’intimes résonances, offrant au lecteur la présence vibrante d’une nature où tout s’apprivoise.

Auteur : Irène DUBŒUF
Titre : Effacement des seuils
Si le temps est omniprésent dans l’œuvre d’Irène Dubœuf, il apparaît ici en toile de fond, car Effacement des seuils est avant tout un livre de confins qui focalise l’attention sur cet espace instable et fragile où se rencontrent l’avant et l’après, le visible et l’invisible, où les contraires se chevauchent et parfois se confondent, à l’image de ces horizons incertains où les souvenirs mouvants naissent à fleur d'eau, où la brume estompe des paysages eux-mêmes au bord de l’effacement.

Auteur : Eric DUBOIS
Titre : Chaque pas est une séquence
Éric Dubois est un poète reconnu pour son travail sur les mots. Il entre dans notre langue avec une intuition rare, qui laisse apparaître un autre sens, nous suggérant que ce qui fait sens justement est au-delà de la compréhension première. De cette manière il appréhende une réalité autre qui se situe au-delà du visible et des définitions propres.

Il écrit des vers sur la page, puis il met des blancs qui amènent un arrêt, un silence, et c’est justement ce silence qui nous renvoie comme à une mémoire perdue refaisant peu à peu surface pour nous ramener à nous-mêmes.

Auteur : Eric DUBOIS
Titre : LANGAGE(S)
Les bruits du monde sont le paravent des habitudes

Comme un bruit respire par le sésame
porte porte porte nombre de pensées
nombre établir le plan

Joinville le pont litanie tremper ses pieds dans l’eau bruissante
d’une rivière monotone
dans le soleil miroir de face hiver grinçant
saison des revenants des morts mis en abyme

Éric Dubois est né en 1966 à Paris. Auteur de plusieurs ouvrages de poésie aux éditions Le Manuscrit, Encres Vives, Hélices, l’Harmattan, Publie.net. et Unicité. Responsable de la revue littéraire en ligne « Le Capital des Mots ». Blogueur : « Les tribulations d’Éric Dubois ». Chroniqueur et co-ani- mateur dans l’émission « Le lire et le dire » sur Fréquence Paris Plurielle (106.3 fm Paris) depuis 2010.

Auteur : Valentine DUBOIS & Alain GARO
Titre : Ouverture facile
« Le cadavre exquis est un jeu qui consiste à faire composer une phrase, ou un dessin, par plusieurs personnes sans qu'aucune d'elles ne puisse tenir compte de la collaboration ou des collaborations précédentes. »
Ce jeu littéraire a été inventé à Paris, au no 54 de la rue du Château, dans une maison où vivaient Marcel Duhamel, Jacques Prévert et Yves Tanguy.

Le principe du jeu est le suivant : chaque participant écrit à tour de rôle une partie d'une phrase, dans l'ordre sujet-verbe-complément, sans savoir ce que le précédent a écrit.
La première phrase qui résulta et qui donna le nom à ce jeu fut :

Auteur : Michel DUPLAIX
Titre : À fleur de cœur Turpitudes humaines
Avec ce nouveau recueil, Michel Duplaix s'émerveille de la vie sous tous ses aspects. Du quotidien à l'extraordinaire, il fait sonner les mots pour donner du sens et nous faire éprouver comme un besoin de partager ce que ressent son cœur. Entre intimité et description allégorique, c'est la musique des mots qui prime et qui nous amène à son chant intérieur.
Michel Duplaix a un souffle poétique qui peut osciller entre humour et gravité et, de fait, il en découle comme une vision de la vie qu'il nous invite à partager, avec ses contours, ses contradictions parfois qui sont à l'image de la vie. Ce poète ne cherche pas à plaire mais à déclencher en nous des émotions, et c'est en cela qu'il est lyrique et que ses mots nous emportent et nous embarquent avec lui.

Auteur : Mona Gamal EL-DINE
Titre : L'après midi d'un rossignol
Oh ! Femme !

Tu es la rose dont le parfum nous excite...
Tu es l'arbre dont l'ombre nous abrite...
Tu racontes des comédies, pour oublier ton chagrin, je te réponds c'est de la tragédie sombre !
Dans un monde, où tu es cachée loin du soleil...
Tu restes à l'ombre de lumière, censure suivie de censure, tes lettres magiques sont interdites !

Oh ! Femme !

Oh ! Femme !

Lève-toi ! Regarde le soleil...
Lève-toi ! Écris ton histoire...
Lève-toi ! Parle de ton courage, de ton sacrifice aux yeux du monde !

Auteur : Denis EMORINE
Titre : Fertilité de l'abîme
À la source de la poésie de Denis Emorine, on trouve toujours l’hétérogénéité irréductible et l’altérité qui ne peuvent et ne doivent pas être maîtrisées : il suffit de s’y plonger, de s’y remettre entièrement pour pouvoir comprendre la légitimité, la justesse et l’originalité de cette voix, pour se laisser entraîner car la lecture de ce recueil se prête comme une expérience unique et exceptionnellement enrichissante qui nous guide sur des chemins peu praticables tout en maintenant l’équilibre entre l’immatérialité, le vide, le néant et le déploiement de l’être, l’apothéose de l’existence humaine.
Nous acceptons avec plaisir de côtoyer l’auteur dans sa quête pour sonder la tension que recèle le flux, le champ de rencontre et d’interaction de l’identité et de l’identité projetée, réfléchie, l’altérité et l’altérité apprivoisée, assimilée.

Auteur : Denis EMORINE
Titre : La nuit ne finira jamais...
Dans sa poésie, Denis Emorine incarne la Voix prophétique d'une inspiration souvent ancrée à l'Est. Il est le petit frère des très grandes Marina Tsvetaeva et Anna Akhmatova. Cette inspiration, à la fois française et russe, est unique. « La mort vient de l'Est », leitmotiv douloureux, traverse ses livres, dessinant une sorte de pèlerinage, de chemin de croix même, véritable labyrinthe hallucinatoire dans lequel la mort exhibe le filigrane d'un passé vécu par Emorine – parfois par procuration – comme une torture. Selon moi - j'ignore s'il s'agit d'un compliment – Denis est un écrivain russe de langue française d'une grande sensibilité. L'amour et la mort s'affrontent dans son cœur en un combat destructeur. Le passé rejoint le présent, la fiction la réalité, l'Histoire est toujours tragique. De cette lutte fatale, il ne sortira jamais vainqueur, le Nitchevo ((ничего), qui alourdit ses épaules l'en empêche. Ce combat est celui de Sisyphe : la marque du conflit déchirant entre l'esprit latin et l'atavisme slave d'un écrivain singulier dont l'exil (vécu comme tel) dans sa langue maternelle est un véritable stigmate, gravé dans sa chair. Qui d'autre prolongerait un vers de Marina Tsvetaeva par un poème-requiem ? Qui parlerait de « la Russie qui palpite en nous/au creux de la paume »? Ou du « train de la mort /qui caracole vers l'Est », allusion pudique à la déportation ? J'envie les femmes, toujours associées à la mort, célébrées par le poète. Égéries dont la fascination irrigue ce recueil ; sans oublier une « jeune femme brune aux yeux bleus » qui n'est autre que la mère du poète. Cette évocation m'a mis les larmes aux yeux parce que son fantôme imprégnera l'âme de son fils à jamais...
- Igor Zourine

Auteur : Denis EMORINE
Titre : Prélude à un nouvel exil
Esprit extrêmement sensible, le poète marche entre l’Orient et l’Occident, se divise et réunit simultanément les mondes différents, il mélange les cultures, il écrit des poèmes pour les accrocher sur les frontières et il crée un alliage criant de douleur et de désespoir : « Chaque soir /sous la mitraille /tu vérifies la solidité du fil tendu entre l’Est et l’Ouest/ il fait si froid /dans le cœur des hommes. Vivre est un blasphème ». Et s’il hésite à le faire en pratique, ses poèmes ont le pouvoir d’échapper, de survoler les frontières et de les démanteler avec leurs gardiens. La poésie de Denis Emorine devient des notes, de la musique, en un accord mortel : « Toutes les nuits/ à la même heure/ ses doigts se posent sur les touches du piano/ pour appeler la mort/ depuis qu’ils ont exécuté la femme qu’il aimait ». Son sang coule à travers les poèmes qu’il plisse ; il les éparpille avec colère et douleur : « Rouge est l’horizon. Rouge est ta colère ». Ces poèmes trouvent la force d’échapper à leur exil, de devenir des martyrs, d’être sacrifiés sur l’autel de la liberté. Mais c’est lui-même qui témoigne aussi de la vérité, la vérité tragique de la mort : « Je ne dormais pas/ elle est entrée dans ma cellule/ nue/ comme la vérité /elle a déposé le poignard à mes pieds/ J’aurais voulu mourir de sa main ». Sa poésie est une lamentation-épitaphe : « la poésie me tient lieu d’épitaphe/ il n’y a rien d’autre à graver », une condamnation à mort, une couleur rouge qui aveugle l’innocent. Son nom pourtant, malgré sa volonté – « et maintenant effacez mon nom/ de la mémoire des hommes/ et la trace de vos pas/ dans la poussière » – est écrit dans la mémoire du peuple, dans la poussière sanglante de l’histoire des êtres humains.
(Extrait de la préface de Androniki Dimitriadou)

Auteur : Céline ESCOUTELOUP
Titre : Debout dans tes yeux
Je marche sans fin sous la pluie inconnue
On dirait qu’elle, elle me connaît
Peut-être même depuis la nuit des temps

Entend-elle que je pense à toi ?

Je l’écoute très fort
Comme si les gouttes, qui se cognent
Pouvaient me rapporter
Les sursauts de ton cœur

Au moins ceux du premier étage
Et les mettre
Sous mes chaussures
Contre mes jambes
Noués à mes lacets.

Encre de couverture : Sophie Brassart

Auteur : Céline ESCOUTELOUP
Titre : Le soleil dans la bouche
Avec ce nouveau recueil, Céline Escouteloup parvient à écrire avec une fraîcheur presque déconcertante tant elle innove par son langage qui aime tantôt à construire, tantôt à déconstruire aussi comme si elle se lançait à corps perdu dans l’autre qui est elle.

Des poèmes qui font sens par leur pouvoir de suggestion, qui appellent comme à une refonte des sentiments. En tout cas, l’émotion fait rage dans chacun des textes de Céline, ce qui ne l’empêche pas d’affronter le concret avec des mots qui brisent le lyrisme comme pour accéder à un état psychique du vivant. Le lecteur sentira que Céline Escouteloup est en phase avec le miroir qui la projette: elle vit ce qu’elle écrit et elle écrit ce qu’elle vit.

Auteur : Fabrice FARRE
Titre : Avant d'apparaître
Je voudrais moi aussi la raconter cette histoire…
Dans ce recueil, Fabrice Farre scrute l’âme du poète en quête de vérité, projet d’une grande humilité qui ne prétend pas clore le débat. Bien au contraire. Mais la marche immobile de ce promeneur solitaire nous mène sur les chemins sensibles de l’exigence poétique. L’exigence poétique est dans la forme qui rejoint le sens, ce à quoi l’auteur se plie avec une lucidité et une sobriété qui rendent attentif le lecteur :

Auteur : Catherine FERRIERE
Titre : Le retour
Un jour d’hiver froid et pluvieux, se promenant avec sa mère, Catherine Ferrière, alors petite écolière, fut interpellée par celle-ci :
– Que veux-tu faire quand tu seras grande ?
– Je ne sais pas.

C’était vrai, elle ne savait pas à quoi se destiner car ce qui lui importait pour l’heure était le grand vent de grands ciels bleus, et puis les arbres petits, les herbes qui piquent et parfument d’un même élan et tous qui se cramponnent à la roche, qui résistent !
Lui importaient beaucoup aussi, son grand-père, sa grand-mère, son père et sa mère, cinq, elle comprise, plus Miquette, la chatte, plus la maison, plus les copines et ses poupées... En plus, elle aurait bien aimé faire Zizi Jeanmaire comme à la télé !

Auteur : Marine FIEYRE
Titre : Muse au
Avec ce deuxième recueil, Marine Fieyre use une fois de plus d’un langage à part, entre réalité brute et lyrisme, qui utilise tous les pouvoirs suggestifs de la langue pour nous offrir là des poèmes aussi surprenants que subversifs.
Cette poète se laisse guider par des intuitions et la musique des mots qui font partie de son moi intérieur, et c’est peut-être là qu’est l’intérêt primordial de sa poésie qui détonne dans le paysage poétique actuel. Marine Fieyre invente sans cesse et se laisse guider par une forme d’urgence qui la traverse pour ensuite faire part de maîtrise dans une écriture tout en verticalité et en justesse.
- François Mocaër

Auteur : Marine FIEYRE
Titre : Saute !
Saute !

elle est là
rêveuse

elle a tout largué
les amants
les passants
les papiers
la mêlée

elle a tout largué
contre vents et marées
et se laisse dériver
au fil des courants
concomitants

elle savait déjà
que même au plus bas
y’avait toujours un endroit
où déposer ses pas

mais ce qu’elle ne savait pas
c’est que tout la haut
c’est bien plus rigolo

Auteur : Marine FIEYRE
Titre : Simia Bubala !
Illustrations par Acko LAURINN

Auteur : Hubert FREALLE
Titre : Chevalery Luminescence
L’auteur nous invite dans cet ouvrage à entrer dans une écriture développant dans un même ensemble le chant poétique, l’espace théâtral et l’approche romanesque afin de présenter une création relevant de l’épaisseur de l’aventure et de la profondeur de vue qui caractérisent la formidable modernité du Cycle de la Légende Arthurienne.

Il nous semble que cette Chevalery Luminescence aurait alors atteint et allumé le foyer de sa lumière, si le lecteur s’y avançait avec le sentiment de pénétrer en un lieu à la fois connu et inconnu, de ce monde et d’un autre, de jadis et d’à présent, en un endroit choisi que nous appelons le Théâtre-Monde, où souhaiteraient s’exprimer le Chant, le Charme et la Flamme.

Auteur : Hubert FREALLE
Titre : La Rosée et l'Échancrure
Après des recherches formelles qui ont su créer des ponts d’écriture entre la nouvelle et la poésie (Prends ma Parole) et entre le théâtre et le chant (Chevalery Luminescence), Hubert Fréalle expérimente dans ce nouveau recueil les pliures et les zones de contact qu’entretiennent la fiction poétique et l’érotisme. Ainsi, dans La Rosée et l’Échancrure, le lecteur est amené à rassembler les fragments d’une histoire trouble et nocturne, que traversent, dans la quête d’un plaisir neuf et interdit, deux jeunes gens, Annabelle de Laumeunière et Jules Boissard. Dans les nuits de Los Angeles, ils fréquentent le Motel Transfert, lieu de passe-passe, de passages, de passe-partout, de distingués rendez-vous. S’engagent alors des échanges, des évolutions et des renversements amplifiés par le jeu des masques de la nuit et du texte dans l’espace du livre. Tant de rencontres, de débats d’ébats et de brùlants déra-pages animent et agitent ainsi les chambres de Motel Transfert, toutes humectées de la rosée d’un mystère X. Un mystère qui pourrait bien avoir le visage de la poésie elle-même, obsessionnel objet d’écriture, figure fatale d’un cinémaginaire projeté noir sur blanc.

Auteur : Hubert FREALLE
Titre : Prends ma Parole
Hubert Fréalle vit et travaille à Paris. Il a pensé et rêvé à ce projet mosaïque depuis ses années universitaires et ses rencontres indélébiles avec de puissants auteurs modernes. Ainsi Beckett, Joyce, Claudel ou encore Breton ont-ils été des figures tutélaires d'un ouvrage composé au fil des années de formation et au rythme de merveilleux coups de sang d'encre au cœur.

Prends ma Parole est-il donc autant l'œuvre d'un amoureux de la poésie que l'aboutissement d'une recherche personnelle sur de nouvelles formes d'écriture, où des morceaux de vie – réelle et fictionnelle – s'impressionnent et s'articulent sans doute en de nouvelles formules parolières.

Auteur : Hubert FREALLE
Titre : Terrilaire
Dans Terrilaire, à la manière dont on se tâte le pouls, l'auteur écrit, et les souvenirs affluent, les plus tendres côtoyant les plus sombres.
(cœur à l'ouvrage)

Du travail souterrain aux cavalcades à vélo, du vrombissement (des machines au Café du Stade les dimanches de l'après-match en Promotion d'Honneur), de l'intrépide boutefeu au premier flirt, du coup de foudre au coup de grisou... une véritable mythologie – nommons-la quotidienne – prend forme.
(pouls calme et régulier)

Auteur : Laura FUSCO
Titre : Limbo
Nouvelle édition.

“Il luogo della poesia è il mondo” diceva William Carlos Williams. In Limbo Laura Fusco rinnova il senso di questo assioma con un sentimento d’urgenza. Sono i frammenti di un’Enéide del 21° secolo quelli che si possono ritrovare in questa epopea dolorosa di migranti che la guerra ha cacciato dalla loro terra e hanno tutto perduto. Limbo è un immersione totale nel cuore di un errare pieno di pericolo che sfinisce i corpi ma non il sogno di una riva ospitale.

Auteur : Kokouvi Dzifa GALLEY
Titre : Vagues à lame
Avec ce nouveau recueil, l’auteur chante l’amour avec un lyrisme détonant qui va au plus loin de lui-même, qui va chercher les mots dans des associations de pensées inspirées, portées par les vents de la chair. Ici tout est exprimé par le souffle d’un chant soutenu où, à la fois le feu, la nature et le silence touchent au céleste, inspiration qui est comme une grâce octroyée au poète.

« la mémoire des feuilles
nous rappelle
au silence du vent
qui plane

Auteur : Alhama GARCIA
Titre : Journal des lisières
Avec ce nouveau livre, Alhama Garcia nous propose une suite de tanka dont il explique l’histoire et le cheminement dans son avant-propos pour guider ensuite le lecteur dans sa propre démarche.
Le poète qu’il est n’essaie pas de nous faire saisir le sens absolu de ses poèmes mais, comme dans toute démarche contemporaine, nous amène à une compréhension plus suggestive qui fait sens.

Il s’agit ici d’un « espace poétique cohérent » reliant tous les vécus de sa sensibilité. Une œuvre poétique, au sens large du terme, où modernité et contrainte s’accordent pour ne plus faire qu’un dans un déploiement maîtrisé. A nous lecteur de goûter la sensorialité invisible qui émane de chaque strophe comme pour en capter la lumière et nous approprier l’œuvre dans son ensemble.

Auteur : Alain GARO
Titre : Main de passe
J’écrirai un poème
En forme de rocher
Et donnerai à mes mots
La granulosité du granit
Mes vers je les couvrirai de lichen
Les crevasses
Les interstices
Les concaténations de pierre
En trois blocs
Distincts

Auteur : Bernard GASCO
Titre : Lèvres groseille
Femmes... Fruits... Vous sied le rouge, Vous sied le noir. Prunelle sombre, Carmine bouche. Vos longues jambes, Velours fusée. Cheveux torrent, Nuque duvet. Vos mains de grâce... Vous pardonner ?

Bernard Gasco, peintre, écrivain.

Claude Duneton relevait en 2008 « la verve déployée dans le très beau Montorgueil Café ».

Pour Didier Decoin : « ... Le poète est ce qu'il y a de plus absolument homme : un mélange du limon de la terre pour y déposer son empreinte et le souffle de l'Esprit pour s'en arracher, s'en évader. Ainsi est Bernard Gasco, d'argile et d'aquilon... il écrit avec des sucs, de purs jus issus de première pression, avec la transpiration sucrée des fruits, la sudation saline des corps - de femmes évidemment. »

Auteur : Michèle GAUTARD
Titre : Le Jardin des césures
Avec ce nouvel ouvrage, Michèle Gautard a su puiser en elle, jusque dans les profondeurs de son être intuitif qui, au lieu de juger, interroge sans cesse le réel. En chaque poème, les mots sont là comme reliés par des silences, loin de tout glissement et comme plongés au cœur de l'être. Une poésie qui paradoxalement cherche du sens au-delà des mots pour aller chercher l'essentiel. Michèle Gautard, en un certain sens, est en quête de cette lumière intérieure justement "quand s'éteint la pensée". Avec une économie de mots, elle dit ce que l'intellect ne peut plus comprendre qu'en laissant place au silence qui laisse venir les mots en elle.

Auteur : Charlotte GAYOT
Titre : En sables mouvants
En 2014, la SLA (Maladie de Charcot) fait irruption dans son corps et dans sa vie. Depuis la parution de son dernier recueil en novembre 2015, elle évolue muscle à muscle lui donnant l’impression d’être dans des sables mouvants.
Elle perd peu à peu toute mobilité. Malgré cela, elle a la gnaque et son livre devient « sables é-mouvants ».
Dérision, colère, rire, rage, amour… Quoi de mieux que la poésie et l’écriture pour exprimer ses sentiments ?
Elle essaie par le sens de ses écrits de toucher l’essence des choses, de ne pas se laisser abattre par ses handicaps.

Auteur : Charlotte GAYOT
Titre : Une vie quand s'invite la maladie de Charcot
Dérision, colère, rire, rage, amour… Quoi de mieux que la poésie et l’écriture pour exprimer ces sentiments?

Charlotte Gayot, atteinte de la SLA (sclérose latérale amyotrophique ou maladie de Charcot) depuis mai 2013, essaie par le sens de ses écrits de toucher l’essence des choses. Elle ne se laisse pas abattre par ce handicap.

L’autodérision est pour elle une arme qui conserve son esprit libre et optimiste de paysanne et poète. Elle est aussi une amoureuse des mots et de la nature.

Auteur : Françoise GEIER
Titre : L'ENCRE DES MOTS
Dans L’ENCRE DES MOTS, Françoise GEIER, avec un talent singulier, met en mots et en images des rencontres pittoresques, mais aussi des réflexions graves inspirées par sa lecture du monde d’aujourd’hui et par l’air du temps. Sous des apparences de légèreté, d’humour et de fantaisie, l’auteure, comme le diront nos amis québécois, est une véritable humaniste, qualité rare de nos jours.
- Sylvestre CLANCIER - poète-essayiste-critique littéraire

Françoise GEIER publie régulièrement des textes libres, courtes proses, poèmes et nouvelles, parfois accompagnés de ses photographies de terrain, dans des revues d’écriture contemporaine, et participe à des livres d’artistes, anthologies, revues francophones papier et internet et intervient dans des manifestations en France et à l’étranger. Elle est membre de la SGDL, de la Sofia, du PEN Club et de l’Adami.

Auteur : Jacquy GIL
Titre : A bouts pensants
À BOUTS PENSANTS... : quelques mots, soudain, qui s’imposent, une pensée, puis une autre. – Des contradictions, des obsessions... Toute une année à déambuler entre l’élan et sa chute. « 365 jours d’errance, 52 semaines de salutaires égarements, 12 mois de chemins éperdus à répertorier ». Mille chemins sans issues ! – Non, pas impasses pourtant, mais préludes plutôt, comme si l’on s’apprêtait à prendre un tournant, à aborder une nouvelle inspiration.
- Jacquy GIL

Auteur : Jacquy GIL
Titre : Carnets d'errance
Avec ce livre, Jacquy Gil témoigne d’un allant irrépressible qui le mène aux confins de lui-même, mêlant des réflexions parfois ancrées dans la vigilance de l’instant et des réflexions plus personnelles comme inspirées par l’éclair de l’intellect. Peut-être se surprend-il lui-même à pressentir des constats saisissants ouvrant en grand sa sensibilité poétique. L’auteur se met en quête d’émerveille- ments. Il ouvre tout au long du livre un dialogue avec ce qui l’anime et l’émeut au-delà des apparences comme dans une recherche incessante de ce qui le fait vivre et même vibrer.

Auteur : Nathan R. GRISON & Laurent GRISON
Titre : Parcourir le silence
Photographies de Nathan R. Grison
Textes de Laurent Grison

Parcourir le silence est un singulier voyage qui donne à voir, avec justesse, une part d’universel. À l’ombre des signes, se glisse la présence poétique de la vie, celle des hommes et celle des lieux. L’expérience esthétique du photographe et de l’écrivain se double d’une dimension humaniste et d’une quête de sens.

Parcourir le silence est le sixième livre en commun de Nathan R. Grison, photographe, et Laurent Grison, son père écrivain. Il est composé d’un ensemble d’expériences libres et inventives associant des photographies et des récits de fiction.

Auteur : Rébecca GRUEL
Titre : De Rouen à Paris
À l’intérieur du recueil, des graphismes, beaux signes d’écriture penchés, droits, plus ou moins resserrés, rythmés, passementent le livret et complètent les textes, leur faisant signe.

Jean-Claude Rossignol

Être dans le tissage
Nuit
Au silence de l’écriture
Solitude de l’instant
Je pèse les mots
Tels des éclats de lances

Auteur : Paul GUILLON
Titre : Sous une meule de pierre
La douce et juste exploration du monde de Paul Guillon, qui
entaille discrètement nos certitudes, m’émeut toujours.

Nous avons ici à la fois une archéologie céleste, avec ses griffures blanches et ces à plat bleus, et une écoute attentive et aimante des veines de notre temps qui affleurent à la surface de chaque feuille et de chaque être tombé ou marchant sur cette terre.

« Au jour des noces
les enfants jouent parmi les tombes ».

L’esprit est ici comme modelé par un sculpteur, et cette maïeutique, en quelque sorte, nous est donnée tel un viatique.
On pourrait presque dire que la spiritualité de Paul Guillon vient dans ce livre nous prendre par la main.

Auteur : Christine GUINARD
Titre : Sténopé
En quelques livres, elle est parvenue à affirmer la singularité d’une écriture poétique contemporaine qui se joue des formats et des catégories.. La fulgurance poétique au cœur de son écriture réactive la force évocatoire du mot et de la langue : l’éclat lumineux de l’image, qu’elle apparaisse sous la forme du fragment ou du récit, nous plonge dans la sensation pure et nous invite à une expérience de lecteur hors du commun.

Extrait :
« Sorcière brûlée de l’intérieur chassée de la cité, femme, irradiante, connaisseuse, vive depuis nos entrailles, depuis la nuit des temps, depuis le rouge du cœur qui amorce la pompe à la vie même, qui porte en elle et au-delà d’elle, qui transmet le monde tissé aux veines et ose reconnaître chaque fois le vrai du faux, si elle voit, si elle sent, si elle peut. Femme qui donne l’enfant et lui donne le monde, qui perçoit l’onde de choc, le vacillement… »

Auteur : Malika HALBAOUI
Titre : « LA » poème, chants héroïques !
À travers « LA » poème, chants héroïques, la poétesse et conteuse Malika Halbaoui signe des poèmes qui tiennent de psaumes. Brodés entre terre et ciel, entre mélopées et hymnes, ces textes livrent sa profonde quête initiatique. La quête parfois prend le visage d'une marche, nous dit-elle. Les calligraphies de Valérie Thévenot somment un souffle et séquencent ces chants comme l’accomplissement du rêve. De coulées inspirées en climats solaires, nous respirons ce recueil comme une confidence habitée. Malika Halbaoui extrait les essences et fait une légende de nos solitudes. Cousus sur ces cahiers d’Eternité, ses poèmes s’appuient sur une charpente invisible, cette corde sensible de l'univers. Avec l’auteure et le peintre, nous écoutons la fréquence des anges et nous nous mettons à leur diapason. Pour Malika Halbaoui « au bout de la patience il y a le ciel », comme l’écrit un proverbe Touareg. La mise en abime fait chuter le soleil et un monde s’émeut encore. De tout notre Etre, lisons ces mouvements originels et laissons-nous envoler par ces traits tirés de la profondeur.

Auteur : Jean HAUTEPIERRE
Titre : Le testament de la licorne précédé des Idoles
Le Testament de la licorne regroupe la grande majorité de l’œuvre poétique de Jean Hautepierre, exclusion faite de ses pièces de théâtre et de son épopée Le Siège, déjà publiées par ailleurs. Les textes du Testament sont inédits pour la plupart d’entre eux ; leur composition, qui s’étale de 1987 à 2019, a suivi un rythme très variable, pour l’essentiel en fonction inverse de la composition par l’auteur de ses tragédies en vers, sur lesquelles a porté l’essentiel de son action depuis 2011. Jean Hautepierre aborde ici ces grands thèmes de la poésie que sont la mort, l’amour et la douleur, y joignant parfois l’occultisme et le fantastique. Quoi d’étonnant, puisqu’ils sont les grands thèmes de la vie même ? La fidélité de l’auteur au vers classique s’accompagne d’une rénovation de celui-ci qui va jusqu’à la proclamation d’une nouvelle catégorie de vers, les vers cataphractaires, longs et rythmés.
La présente édition portant sur les œuvres poétiques complètes de l’auteur, elle se devait de comprendre un choix de ses poèmes de jeunesse, Les Idoles. L’auteur lui-même souligne que ces textes juvéniles ne sont pas sans défaut. Pourquoi les publier alors ? Parce que Les Idoles forment en quelque sorte un avant-propos à l’ensemble de son œuvre poétique. La publication tardive de ces textes, composés entre 1982 et 1986, est aussi un salut du poète de 2020 à un jeune poète en devenir des années 1980.

Auteur : Pascal HERMOUET
Titre : Mosaïques
Avec ce nouveau recueil, Pascal Hermouet nous plonge au cœur de cette Antiquité qu’il nous fait revivre par ses mythes et ses lieux qui sont comme autant de résonances en nous et de rituels se jouant devant nos yeux. Il se fait acteur et créateur de ses stances mémorielles qu’il nous livre ici dans un flux de mots. Les mythes et leurs beautés prennent corps dans la lecture de ces poèmes qui se prolongent en chacun comme un voyage métaphysique qui projetterait sa lumière sur les lieux.

Auteur : Pascal HERMOUET
Titre : Passage à l'heure d'hiver
Avec ce nouveau recueil qui fait écho à l’évocation des côtes atlantiques de Sillage (éditions Unicité), Pascal Hermouet poursuit son exploration intime de l’Ouest, au gré d’un éventail de sensations variées et d’émotions fortes. L’accent est mis sur les terres mystérieuses et méconnues du bocage et des marais envoûtants. Peu à peu se dessine une poétique des retrouvailles entre l’homme et une nature secrète, avec en toile de fond une quête d’unité et de réconciliation des éléments – ombre et lumière. Au bout de la nuit, le chemin parcouru accouchera d’une nouvelle clarté.

Auteur : Pascal HERMOUET
Titre : Sillage
Avec ce nouveau recueil, Pascal Hermouet use d’une langue sensible où celle qui est au cœur de ces écrits permet au langage du poète de se déployer comme autant de vers suggestifs qui résonnent en nous.L’auteur nous convie donc à un voyage à travers les émotions tantôt douces, tantôt plus relevées et, de fait, nous donne à éprouver en partage comme un patchwork d’impressions. Pascal Hermouet pense la poésie comme une quête de langage qui lui permet de dépasser le sens premier des mots pour nous faire sentir ce qui paradoxalement est au-delà des mots, telle est peut-être son invitation.

Auteur : Kitty HOLLEY
Titre : Éphémère Éternité
Avec ce recueil de poèmes, Kitty Holley nous relate avec une émotion maîtriséee et terriblement juste ce qui a fait ce qu’elle est aujourd’hui jusque dans sa profondeur intime. Souvenirs d’enfance, émois amou- rerux, quête de l’art et mystiques se succèdent loin des paradigmes et lieux communs pour nous « donner à voir » tous les paysages intérieurs qui l’ont transformée. Ce sont donc comme autant de morceaux de vie à la fois disparates et complémentaires qui offrent de l’épaisseur à cette poésie réaliste et contemplative des instants vécus.

Auteur : Victor HUGO
Titre : Demain ne peut attendre
Quintessence du William Shakespeare de Victor Hugo, chef-d’œuvre méconnu, manifeste pour un art engagé en éloge au génie, Demain ne peut attendre! renoue avec le souffle primordial de Victor Hugo pour (re)mettre au cœur du débat électoral l’Art, la Culture et l’Éducation en réponse à l’état d’urgence permanent.

Le mot d’ordre est de faire face aux brûlures de notre civilisation, fissurée au cœur de ses principes fondamentaux, par la résurgence de nos intelligences individuelles et collectives.

Auteur : Louis-Marie-Armel IKAPI POMBO
Titre : Le mur des lamentations
« Si son premier texte Cri étranglé épouse les mêmes qualités de style que Éruption volcanique, Le mur des lamentations est construit aussi bien dans la même ferveur littéraire que dans le même militantisme séditieux.
À mon avis, ce livre ne méritait pas une préface en plus. Car, celle octroyée à Éruption volcanique englobe et rejoint peu ou prou la force et la fragilité de la pensée poétique, qui caractérisent Le mur des lamentations.
Quoique, par endroits, ce florilège contienne des édifices mieux élaborés par rapport à ceux constituant l’ossature antérieure, celui-ci présente de multiples similitudes architecturales.
Ainsi, inversions, ellipses, réitératifs (qui impriment une vélocité anaphorique au texte), usage de vers asymétriques, emploi prolongé de contrastes, etc. gravent-ils sur le corps et l’âme du poème un langage affranchi. »

Auteur : ISABEAU
Titre : Le Ministère des Animaux
Ils sont maltraités, parqués, pourchassés, torturés, massacrés. Ils sont des produits, des marchandises. Pourtant ils ont faim et froid, ils ont peur, ils s’angoissent et ils souffrent, les animaux. Isabeau écrit pour eux des poèmes qui sont autant de cris et de caresses. De ses textes simples et forts, elle a fait un spectacle : le Ministère des Animaux. Une belle utopie qui donne le pouvoir aux amis de la vie, avec humour et mordant. Isabeau ouvre nos oreilles et nos cœurs et donne sa voix à l’accent grave ou aigu au silence des animaux qui souffrent et meurent pour nous nourrir, nous vêtir ou nous divertir.
- Chrisian WACRENIER

Auteur : Nicolas Bernard JAEN
Titre : Phylactères
Le terme phylactère se rapporte à des éléments divers dans les religions de l’Égypte antique et judéo-chrétiennes, l'art médiéval et la bande dessinée. L’étymologie du mot est grecque et son usage a deux origines : dans un contexte chrétien et médiéval, il dérive du latin tardif phylacterium (« talisman », « châsse », « reliquaire »), dérivé du grec ancien φυλακτήριον (« ce qui sert à garder », puis plus tard « amulette », « charme »), lui-même issu de φυλάσσειν (« protéger », « garder du mal »). Dans le judaïsme, il s'agit également d'un synonyme de l'hébreu תפילין (« téfiline »), utilisé dans l'Ancien Testament.

Auteur : Catherine JARRETT
Titre : La mémoire nue
Je suis venue
L’ai appelée

Elle a marché
Dans son sourire

Elle est tombée
Torsion à l’ouest

Comme un arbre

Préface de Guy Al

Auteur : Alain JOULES
Titre : Le Mot à Mort
Le poème, ici et par la suite, malaxe les mots au lieu de les exposer : il en projette l’une contre l’autre les syllabes, et ce sont cassures en cascades et bataclan d’impressions toujours fusant à perte de sens. On y perd sa petite logique dans des «pitre pâtre part paître à part» avant de trouver «l’accès à l’excès» et de régler les soubresauts de sa langue sur des saccades qui, à force de vous secouer, font sens : un sens décapé de toutes les vieilles contraintes....

Auteur : Michel JOURDAN
Titre : Hors-Pistes
Répondant à la question « qu’est-ce que la poésie ? », le poète américain Lawrence Ferlinghetti a cette formule fulgurante : « Au lieu de vouloir t’échapper de la réalité, plonge dans la chair du monde. »
C’est ce que nous propose ce livre : une immersion au cœur de la nature et sa matérialité rayonnante. Loin des lumières froides et désincarnées de l’abstraction, les mots de Michel Jourdan ont les pieds bien ancrés dans la terre et la poussière des chemins. On y entend la respiration du roc sous le soleil, le chant des cailloux au creux des ruisseaux. Même les gouttes de pluie ou le bruissement du vent dans les arbres y ont une incroyable densité. On n’écrit pas des poèmes avec des idées ou des théories, mais en tentant de capter, en soi et autour de soi, les échos d’une présence.
- Extrait de la préface de Thierry Cazals

Auteur : Michel JOURDAN
Titre : Passerelles en brins de raphia vers d'incertains campements
«Au vrai, Michel Jourdan n’est pas un bouffon vénal du grand spectacle, mais un écrivain d’ermitages ! Marcheur infatigable, il est aussi un voyageur du grand commerce... Pour lui, la poésie est une école buissonnière. Elle n’est pas cette monnaie de singe qui consiste à aligner des vers sur la page par narcissisme ou volonté de puissance. Michel Jourdan ne nous paie pas de mots, ne vit pas dans une bulle intellectuelle, ne fait pas de belles phrases pour finir en statue dans l’ultime panthéon des vanités. Avec lui, les mots ne sont pas du vent, mais éprouvés, incarnés, vérifiés dans un destin, corps et âme, afin de retrouver le Souffle et de mieux respirer. La seule grande chaire de poétique qu’il brigue est celle de l’expérience concrète au jour le jour. Le poème est un exercice corporel et spirituel : il est autant dans la manière de faire la vaisselle, dans l’art de préparer un plat de chanterelles, de contempler la pluie ou de rouler sur une mobylette déglinguée que dans la façon de ruminer telle page d’un poète chan, de méditer telle sentence extraite d’un Upanishad. Michel Jourdan est un homme de terrain et d’espace intérieur, un écrivain de plein air et d’air libre, un tisserand de passerelles et de portes ouvertes, un poète du Souffle créateur.» Extrait de la préface d’Yves Leclair

Auteur : Didier JOURDREN
Titre : Notes d'hiver
Dans Notes d’hiver, Didier Jourdren poursuit le cheminement entamé depuis son premier livre, où la nature constitue l’espace privilégié de sa quête. Qu’est-ce qu’être présent au monde ? Qu’est-ce que l’habiter ? Comment s’éveiller pleinement à une réalité qui ne dit peut-être pas tout d’elle-même ? Pour répondre, le poète se rend disponible à une résonance qui parfois l’arrête en chemin : la présence d’un arbre, d’un pré, d’un rayon de lumière à travers une haie… Cette fois, la rencontre sera celle d’un oiseau. Un oiseau peut devenir un « maître »… Dès lors, il faut se tenir à l’écoute, dans une attention patiente, pour entendre, pour tenter de comprendre, jour après jour – ce livre est une sorte de journal –, ce qui nous lie si secrètement et si intensément au monde. Apprendre devient alors une ode à la vie, autant qu’une découverte de soi et de ce qui nous relie aux autres.

Auteur : Claire KALFON
Titre : Poème des intervalles
Ils tombent du sucrier noir, quelques mots, grumeaux de silence,
sur la page de cuisson.
Faire mie de tout, écrire sous la croûte
et attendre que ça lève.
Parfois la parole s’accroche. Parfois elle disparaît comme la poussière
d’un tapis qu’on bat d’un seul revers de main.

Claire Kalfon est née en 1956 à Oran et vit à Tours.

Elle a été publiée dans les revues papier : Petite, Décharge, Friches, Cabaret et Cairns ; ainsi que dans les revues numériques : Le Capital des Mots, Secousse, Ce qui Reste, Francopolis, La Toile de l’Un, Recours au Poème, Ecrits du Nord.

Auteur : Mike KASPRZAK
Titre : Dégénérescence céleste
Mike Kasprzak, avec ces poèmes, propose au lecteur un autre regard sur la poésie française. Sa matière poétique ose une rencontre avec le quotidien d'un homme qui voit et intègre la transcendance dans les faits et les expériences de chaque jour qui passe avec ses aléas, ses souvenirs et ses répétitions incessantes qui sont le lot de tous, mais exprimés ici avec un réalisme déchirant et assumé. Ce poète nous invite à un dépassement qui ne cherche aucune justification, si ce n'est celle d'approcher une métaphysique du quotidien : quête impossible et d'autant plus belle qu'elle laisse au lecteur la possibilité d'appréhender la vie poétique en dehors des chemins lyriques habituels.

Auteur : Suyin LAMOUR
Titre : L'étreinte de l'éphémère
Avec ce recueil de poèmes, Suyin Lamour nous invite à regarder en nous ce que nous avons toujours su. Elle nous dit que tout est là, à la fois dans notre présence et notre absence, simplement dans la certitude d’exister. « L’étreinte du divin/nous défie », écrit-elle.
Ses poèmes nous ramènent à ce que nous sommes dans notre intime, et expriment un ressenti immanent qui nous incite à nous re-connaître dans cette « impalpable Évidence qui résonne/dans le tréfonds de l’âme/et se rencontre/dans le silence du Présent ».
L’auteure procède par petites touches sensibles qui vont droit au cœur de l’essentiel. Ainsi convie-t-elle le lecteur à abolir l’espace qui le sépare du monde afin qu’il s'ouvre à la grâce et entre dans le silence amoureux de cette présence qui irradie. « Plus rien n’a de consistance/Seule reste l’évidence/transie d’Éternité/de l’Amour ».

Auteur : Hervé LE CORNEUR
Titre : Là où il y a de l'homme...
À voir combien ceux qui en reviennent sont rares, la mort ne doit pas être si invivable qu’on essaie de nous le faire croire.
*
Je soupçonne la durée moyenne d’attention, et donc de lecture, de mes contemporains d’être très courte. C’est pourquoi je m’efforce toujours de.
*
Je suis déjà venu ici, je reconnais les nuages.
*
Suicide subst. masc. Fin de moi difficile.
*
Chacun se trouve des raisons d’être malheureux, mais ce sont rarement les bonnes.
*

Auteur : Jean-Marie LE FLOCH
Titre : Substance mer suivi de Breton
En lisant les textes de Jean-Marie Le Floch, on se rend compte à quel point sa trajectoire est empreinte d’une force à la fois ample, heurtée et cassée.

On pourrait même dire l’histoire d’une poétique avec ses tonalités les plus secrètes, mais s’en détachant parfois comme pour en contredire l’urgence qui a construit le livre.

Poète inclassable tellement ses mots de vérité sous-tendent un réalisme très dur à entendre mais également un lyrisme qui va droit au but et empli, pourrait-on dire, de cette générosité de poète qui met les mots à découvert et prend des risques pour nous faire chavirer ou marcher à ses côtés.

Auteur : Henri LE GUEN-KÂPRAS
Titre : L'Eternité des alliances
Enclin à sceller une poésie métaphysique sur les traces de l’humanisme, Henri Le Guen-Kâpras est fasciné par l’onirisme du cœur, le lyrisme de l’existence et l’allégresse du verbe. Il cherche à libérer la conscience humaine.
Devant une architecture de lumière, le poète consent à l’essentiel : magnifier la vie dans la force d’un homérisme apaisé, marcher sur la flamme (saignante) de l’amour, clarifier des passions éthiques quand l’épopée irradie dans un temps hédoniste.
C’est la beauté des alliances morales et la sublimation des valeurs bouddhistes qui l’émerveillent. Parce que la raison doit prévaloir sur les archaïsmes de la Terre.

Auteur : Nicolle LECLERCQ
Titre : Humeur vague à l'âme
La poésie de Nicolle Leclercq est une véritable alchimie, où les composites poétiques créent une fusion intelligente et hautement sensible de concepts et sentiments, créant une alliance de contraires révélatrice. Poésie qui nous amène vers un paysage défini et convergent, entre un langage classique et un autre langage quotidien. Unité poétique sous un rythme musical interne de la parole, fluide et en forme cassée, fragmentée. Poésie qui nous invite avec sérénité à la méditation et pourquoi ne pas dire méditation philosophique qui remue les consciences, qui hurle et se révolte avec insoumission contre les injustices et l’anéantissement progressif de certaines valeurs essentielles dans une société qui perd ses repères.

Auteur : Henri-Hugues LEJEUNE
Titre : Le Temple de Cnide
Avec ce nouveau livre de poésie, Henri-Hugues Lejeune témoigne d’un souffle rare qui emporte les modes et les dépasse pour nous amener à découvrir ce que les sentiments, les voyages et les sensations ont d’intenses. Des poèmes riches qui nous ramènent à notre humanité et à notre histoire non sans nous faire pressentir que ce poète sait aller au fond de lui comme pour nous ramener à la surface de cette intense émotion qu’est la vie avec ses richesses et ses contrastes.

Auteur : Isabelle LELOUCH
Titre : Le Banquet des solitudes suivi de Festin
Lorsque l’auteur entame cette descente dans les abîmes, elle ne sait pas encore où cela va la mener. Il y est question d’une mort à un mode de vie, non par choix mais par une nécessité qui est souffle de survie. À travers ces textes par¬fois légers, caustiques ou visionnaires, portraits au pinceau, touches d’ombre et de lumière se répondant, se déconstrui¬sent des évidences qui n’ont plus lieu d’être...

Considérons ces fragments entre profane et sacré, comme les lanternes d’un vieux monde en agonie, comme les vagis¬sements et les convulsions d’une autre ère, qui, pour le poète, préfigurait sa plongée baptismale et la mort spirituelle qui la précédait...

Auteur : Ghyslaine LELOUP
Titre : Nuit chorale, son soleil sous les paupières
Avec ce nouveau recueil, Ghyslaine Leloup poursuit sa recherche d’une parole authentique et proche, parole amendée par la présence aux êtres et aux choses. Il y est question des profondeurs de la conscience qui s'émeuvent jusque dans leurs déploiements ou contradictions, de souvenirs épars et de convocation de l’instant.

Comme le dit si bien Emmanuel Merle, elle fait entendre leurs voix, les assemble en un chœur : une lumière parfois si vive qu’elle ouvre les paupières de la nuit.

Auteur : Yoann LEVEQUE
Titre : Mots blancs pour l'enfant s'en venant
blanc fruit du ventre aimé

berceuses innocentes
tout dort dans ce poème
froissé comme un silence
de coton et de ciel
bleu nuit bleu espérance
un monde se dessine
sur ta peau endormie
où retombe la neige
comme une ombre impossible
cousue au dos du vent

Un poème, comme un enfant dans le ventre de sa mère, est un mélange de lumière, d’obscurité et d’attente. Ici, j’ai choisi quelques mots blancs pour faire apparaître une identité dont j’ignorais tout. Il aura fallu bien des songes de nuits blanches pour les trouver.

Auteur : Frédérique LOMBARD MOREL
Titre : Nourritures
Mots égarés dans ma mémoire
Images oubliées, souvenirs perdus
De nos dîners sur la terrasse
Disparue la flaveur du champagne
Sablé sur une plage anonyme.
Vieille photo délavée
Aux contours mal définis
Rognés par l’humidité
Une souvenance remonte
Le premier baiser
Mes nymphes chaudes
Pénétration craquante
Un cri, une larme
La joie d’être déflorée
Je précède mon ombre
Une silhouette part
Il reviendra !
Mes cuisses humides
Me font un de je ne sais quoi
Les hommes sont passés

Auteur : Les Sens Retournés
Titre : A une différence près
L’association Les Sens Retournés vous présente neuf auteurs: Assia-Printemps Gibirila, Agnès Marin, Ceejay, Guillaume Charpeau-Helie, Agnès Doliguez, Hélène Duc, Brigitte Luquet, Nathalie Marie, Patrick Simon, qui chacun ont pris la plume afin de restituer leur vision de «la différence », au travers de leurs styles poétiques, suite à un appel à écriture lancé en 2015.

L’association Les Sens Retournés valorise les créations d’artistes d’ici et d’ailleurs par l’écriture, la musique et le visuel.

Auteur : Martine MAGTYAR
Titre : Le Temps au défi
Vie & œuvre de Jean LAUGIER (1924 - 2006)

Jean Laugier, poète, dramaturge, comédien né au début du XXe siècle, à Saïgon (1924-2006), nous révèle la conscience de chaque être humain, témoigne ici Martine Magtyar, poète-éditrice, sa compagne des dix dernières années de sa vie.
Dans la même approche que Mario Selvaggio, convaincue que : « La poésie n'est pas une illusion, c'est la vie, c'est une vie, la nôtre, de chaque individu, et du poète lui-même, bien sûr. […] Elle n'est pas anachronique, elle est dans la vie, pour la vie. » Cité dans « Vertige frangé, Jean Laugier », écrit avec Giovanni Dotoli, tous deux professeurs en littérature comparé, Italie. (éd. AGA & L'Harmattan, 2018)
Célébrons comme il se doit ensemble les cent ans de sa naissance, les vers et les idées du poète qui défient le temps, tous les temps de vie...

Auteur : MARIANNE
Titre : Apnea
Dans ce nouveau livre, prolongement au tome 1 In Vivo, Marianne émet une parole terriblement vivante, qui visite puis scrute nos grottes secrètes les plus intimes. L’univers de Marianne est hors du temps et donc des modes langagières. Son propos est sans cesse salvateur. L’angoisse qui habite les cœurs jusqu’au frisson intense se transforme, par la force de ses textes, en pertinence et débouche comme vers une promesse glorieuse.

Le lecteur découvrira parfois un réalisme brutal, qui se dégage de cette écriture qui force le destin, pénètre jusqu’aux viscères. Pas de tabous dans cette poésie qui n’est pas là pour charmer mais pour faire chavirer notre confort moral. Chant poétique inclassable où les contraires se frottent pour mieux s’unir ensuite. Lire Marianne pourrait bien être comme une aventure de partage émotionnel tant elle use de sa force pour ranimer la force du Vivant qui monte alors jusqu’au sublime essentiel.

Auteur : MARIANNE
Titre : Dakar je t'aime, Dakar je te hais
Assumer son bien-être,
vautré dans ce qui pourrait bien être le chaos, 
parfois,
lorsque l'enfant sale et affamé,
aux yeux purulents, s’abreuve d’air,
à la chair de sa mère,
sur le trottoir,
assis par terre,
giflé par la poussière sale et mouillée.
Assumer son bien-être,
lorsque les mendiants,
frôlés par les voitures surexcitées,
vous agrippent avec leurs douleurs,
leurs plaies,
leur folie,
leur tristesse,
leur déchéance,
ou bien que le dernier 4 x 4 Humer, BM ou Mercedes,
vous éclabousse avec toute l'insolence de cette médiocrité,

Auteur : MARIANNE
Titre : Il(s) suivi de Visions
Dans ce livre, Marianne observe ceux à qui on ne prête pas attention ou plutôt ceux à qui on ne veut pas prêter attention, peut-être parce qu’ils nous font peur ou parce qu’ils nous ressemblent.

Elle les voit sans pathos, mais comme à travers le prisme d’une remise en question perpétuelle qui nous ébranle par sa justesse. Ses poèmes nous raccrochent à quelque chose d’essentiel parce qu’ils vont puiser en nous par la force des mots à la fois cette indifférence feinte, un sentiment de révolte et un courage « intime » devant l’insupportable que nous supportons.

Auteur : MARIANNE
Titre : In Vivo
Je me laisse pousser les dents, les bras, la langue
et les oreilles.
Je laisserai ma mâchoire s'ouvrir dans ce craquement
que tu entends déjà ;
jusqu'à ce que ma bouche saigne,
jusqu'à ce que mon palais se déchire,
au son de cette toile que l'on découpe à mains nues ;
jusqu'à ce que ma glotte élastique se tende,
jusqu'à céder,
avec ce bruit de fouet que tu entends claquer
jusqu'à ce que mes cordes vocales s'étirent,
s'étirent jusqu'à s'entortiller
tout autour de mon cerveau

Auteur : Fabien MARQUET
Titre : Par la fenêtre je me suis fait feuillage
Avec ce premier recueil, Fabien Marquet se fait vraiment poète. Dans une langue à la fois souple et qui semble danser sur le fil de l’inspiration, il nous donne, dans son trajet, à sentir des correspondances et à goûter des sensations qui ouvrent en nous comme de nouvelles portes. Les poèmes de Fabien Marquet expriment avec justesse l’art des mots qui marient les sonorités et créent du sens par leur pouvoir de suggestion, mettant ainsi en lumière notre rapport au réel.

Auteur : Fabien MARQUET
Titre : Tenere
Tenere, c'est l'infinitif en latin du verbe Tenir. Tenir c'est garder à la main, être en possession de. La question de l'objet que l'on voudrait tenir et qui n'est jamais donné nous place au cœur de la poésie. Certes, écrire, c'est tenir, vigoureusement, son crayon (ce dont on est sûr). Mais au-delà ? Il y a l'espace de la page blanche... Et au-delà, le lieu où l'on écrit.
Le poète entre dans le poème dans un état de cécité. Il a perdu le sens de l'évidence. La nuit s'est refermée sur lui. Sa main qui tâtonne doit toucher ce point où l’œuvre n'est plus qu'affaire de perspective et fait sentir son poids. Et le poète se libère de son poids et entre dans son lieu par le nommer.
Pour ne plus peser, l’œuvre se tient à ce point où Sujet et Monde, Intériorité et Extériorité, Nuit et Jour s'équilibrent et communiquent dans le jeu du nommer.

Auteur : Monique MARTA
Titre : Sortir du cercle
Le bruit du monde a cessé. Les cris se sont tus. Le corps lui-même est apaisé. Silence.
Des voix amies, parfois, percent la nuit ; la douceur d’un cœur palpite dans l’espace, sous le duvet du temps.
La vie s’élève à la lumière ; triomphant du lourd et de l’opaque. Un mot se forme qui jaillit du désordre. La couleur irise la transparence. Le soleil galactique point à l’horizon ultime.
La vierge nue d’une constellation cueille à l’étoile le bleu d’un myosotis.
Page qui peu à peu calligraphie la brisure du verbe en un symbole inespéré.

Auteur : Rose-Marie MATTIANI
Titre : A la poursuite d'une vérité mesurable
Rose-Marie Mattiani dessine des formes éphémères, « perfectibles ». Car le monde « en marche » appelle une écriture « non conforme non modélisée », « une écriture de noces entre deux règnes » : entre le vers, le verset et la prose, l’écriture ne choisit pas. Elle s’installe, souveraine. Et, s’installant, elle prend pleine possession de l’espace : serait-ce la fréquentation assidue des peintres qui autorise l’écriture de Rose-Marie Mattiani à se sentir partout chez elle sur la page ? Pour autant, on se méprendrait à la dire spatiale : il ne s’agit pas de "faire tableau", de "faire comme" la peinture. Mais de prendre tout l’espace comme l’on prend tout son temps. De donner aux mots la pleine mesure de leurs inscriptions...

Auteur : Rose-Marie MATTIANI
Titre : Des jours sans eux
La poésie de Rose-Marie Mattiani, c’est de l’émotion à vif, loin de tout pathos ; c’est par le biais d’une langue ciselée, le partage sans fard des maux que réserve la vie et du remède pour les conjurer, l’écriture… « On m’a donné un langage en forme de poussière. Depuis : j’émiette. » À travers le regard singulier qu’elle porte sur les Jours sans eux se dessine quelque chose de l’absence telle que chacun peut l’avoir vécue, quand nous quittent les êtres aimés ou mal aimés, une douleur issue du tréfonds de soi que réveille une société abîmée, malade, souffrante. Dans ce kaléidoscope où se juxtaposent le particulier et l’universel, l’entier et le désossé, l’éphémère et le permanent, Rose-Marie Mattiani nous invite à l’optimisme et à célébrer la vie dans ce qu’elle a de plus charnel. Dans la musique de ses mots, qu’elle dédie à tous ses lecteurs dans une Prière sensible, chacun entend sa propre musique et aux yeux de la poétesse se substituent les nôtres...
Extrait de la préface de Marlen Sauvage

Auteur : Axel MAUGEY
Titre : Entre femme et feu
Poésie qui fusionne avec grand art le classique et le moderne créant un lien très intéressant en temps divers avec ses frères en poésie et en peinture, tels que Desnos, Apollinaire, Cassou, Novalis, Chagall, Van Gogh, Degas, Matisse.

L’aspect le plus fascinant dans la poésie d'Axel Maugey est sans doute cette sensualité qui investit l’espace réservé aux échanges. Elle crée de superbes moments d’extase et d'une étonnante force de vie. Sa poésie offre une belle coulée musicale avec des images essentielles et un lyrisme érotique, naturel, avoué, assumé. Le poète est habité par les formes envoûtantes du corps et du visage aimé, magnifié par sa voix.
(Extrait de la préface de Pablo Poblète)

Auteur : Alena MEAS
Titre : Protège tes sens
suivi de Bannissement d’une ville et de Transfiguration d’Octave

Avec ce nouveau recueil, Alena Meas pénétre les êtres et la nature avec une acuité rare tant elle déploie un langage ouvert au tout ce qui l’entoure, à tout ce que ses sens et son cœur captent d’indicible et d’impalpable.
Et s’il lui arrive d’interroger l’autre, c’est pour mieux nous approcher dans ce que nous avons de plus intime. Cette poétese appréhende nos peurs et parfois semble nous assigner à des refusges. En quelques mots parfois sa poésie nous apaise, trouve un chemin direct en nous, comme pour nous octroyer une confiance en cet instant où nous parsaissons démunis. En quelque sorte, Alena Méas cherche le réel dans l’émotion pure qui ouvre chez le lecteur une voie vers la connaissance.

Auteur : Thérèse MIEL
Titre : Esquisses d'un été
Avec ce nouveau recueil de poèmes, Thérèse Miel consent comme à des arrêts pour saisir l’instant qui va nous toucher. Elle observe la nature et y mêle parfois un sentiment qui s’accorde à la simplicité de ce qui est. Et si le je est parfois présent, elle a su le rendre impersonnel comme pour mieux nous restituer cette joie d’être avec elle dans ses observations.
Thérèse Miel aime les animaux et nous le fait savoir. Qu’ils soient dans la nature ou en captivité, elle leur rend hommage à sa manière en les regardant comme ils sont. Poèmes ou haïkus peu importe, l’essentiel est là dans le coup d’œil de l’auteur qui nous renvoie par son écriture des images simples et émouvantes.

Auteur : Jean-François MIGAUD
Titre : De la difficile avancée de l'âme au printemps
Avec ce nouveau recueil, Jean-François Migaud est à l’écoute de ce qui l’entoure, à l’écoute du monde même. Le poète nous parle de la fragilité humaine et tente justement de capter cette fragilité en nous. Jean-François Migaud écrit des poèmes que seul peut saisir un cœur proche du réel invisible et à condition d’être ouvert à cette poétique musicale et introspective. Un cœur métaphysique bat en ce poète qui nous révèle à la fois une vérité intérieure et multiple. C’est là que sa magie opère...

Auteur : Gaëtan MOISAND & Claude WAINSTAIN
Titre : Loin
Prenez une photo du bout du monde prise par Gaëtan.

Joignez-lui un des extraits littéraires dénichés par Claude, quelques phrases musicales et profondes.

Bien plus qu'une simple juxtaposition, qu'une simple photo légendée ou qu'un texte illustré, vous verrez apparaître autre chose, le résultat d'un échange, d'une osmose, d'un dialogue subtil et poétique.

Par le texte, la photo se charge soudain de signification. Par l'image, le texte se magnifie, et tous deux, désormais indissociables, laissent une trace dans nos mémoires.

Auteur : Pascal MORA
Titre : Ce lieu sera notre feu
Les anciens disent que Dieu a créé la nature alors que les hommes ont créé les villes.
Aujourd’hui, il existe une tendance à mépriser les villes modernes pour leur banalité, leur aspect trop grossièrement terrestre. Ce livre, écrit par un citadin depuis sa naissance, rend justice aux villes en toute ferveur poétique. Elles sont terriblement humaines, donc imparfaites. Elles sont monstrueuses aussi, elles dévorent leurs créatures. Et… pas seulement !!! Car les villes sont belles. Elles ont commencé au milieu de la nature, de la sauvagerie. Elles sont nées de rêves purs et essentiels. Elles ont germé dans les rêves des devins, des héros qui tel Enée traversèrent la Méditerranée pour édifier les premières pierres de Lavinium/ Rome. Nos ancêtres allumèrent les premiers feux salvateurs dans les lieux propices. Leurs dieux, leurs esprits les éclairèrent. Là où ils purent s’accorder avec le lieu, leur vint le feu. Leur foyer, leur demeure collective. Tel est le propos de ce livre.

Auteur : Pascal MORA
Titre : Paroles des forêts
Avec ce nouveau recueil de poésies, Pascal Mora poursuit une quête de cette part d’invisible qui nous échoit. Dans sa marche incessante, se déploie la nature avec ses forêts immenses comme autant d’allégories d’une recherche mystique terriblement vivante où l’esprit immortel gagne peu à peu sur l’homme. Au fil de la lecture, c’est la nature tout entière qui nous accompagne. Pascal Mora place sa poésie au-delà du temps même si parfois elle semble venir de la mémoire des racines.

Auteur : Christian MÖRCH
Titre : 43° 23‘ 793“Nord - 03° 42‘ 037“Est
Montez à bord pour un beau voyage avec un homme de la mer qui se découvre grâce à elle et aux éléments. Ses textes nous font partir au grand large puis toucher des rivages où l’homme goûte à l’essence de toute chose. Au travers des amours de sa vie, des saveurs, des atmosphères, des paysages rencontrés, et surtout du milieu marin, il nous livre, au fil de l’eau, ses interrogations sur le sens de la vie.
- extrait de la préface de Richard Lees

Photographie de couverture : GSV

Auteur : Fatiha MORCHID
Titre : Etincelle d'ailleurs
Cette distance entre l’autre et soi
Entre soi et soi
Se consumer
À coup de froid
Et chercher dans les cendres
Une quelconque
Étincelle d’ailleurs

Échouée là

Fatiha Morchid, lauréate du Prix du Maroc de Poésie 2010, est à la fois poète et romancière. Pédiatre de profession, elle a préparé et présenté un programme d'éducation sanitaire durant plusieurs années sur la chaîne de télévision 2M ainsi qu’une rubrique intitulée « Moment de poésie ».
Membre de l'Union des écrivains du Maroc, Fatiha Morchid a publié sept recueils de poésie et cinq romans à succès en langue arabe. Étincelle d’ailleurs est son premier recueil de poésie en langue française.

Auteur : Dany MOREUIL
Titre : Les déserteurs de l'ordinaire
Dans ce nouveau recueil, Dany Moreuil use de la langue pour nous éveiller à d’autres sensations, en concevant des associations de mots qui font jaillir musique et poésie. Son écriture transmet ce qui est en relation avec des forces invisibles, porteuses de respirations et d’inspiration.

Dans ces pages, Elle cherche à écrire pour sceller quelque chose qu’elle aurait seulement pressenti. Lui, il se contente d’être « un histrion végétatif… capable de tout ». La danse l’engage à des transformations. Elle et Lui, grands explorateurs du soi, ne forment qu’un tout. Lorsque le Duo prend forme, « le placenta des verbes a des poussées innovatrices ».

Auteur : Martine MORILLON-CARREAU
Titre : Ecoute la mer, petite oreille !
pour les enfants et tous ceux qui
‒ un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ‒
savent le rester
et transmettre !

CE QUE CHANTE LA PORCELAINE

Écoute la mer,
petite oreille :
c’est une chanson
de porcelaine,
la mer qui roule
ses coquillages
comme il se doit.

Écoute la mer,
petite oreille,
la mer rouler
au coquillage,
la porcelaine,
rien que pour toi !

Après avoir vécu longtemps aux Antilles, Martine MORILLON-CARREAU est revenue travailler et vivre à Nantes, sa ville natale. Poète, haïkiste, nouvelliste, romancière, conférencière et présente dans de nombreuses revues et anthologies – en France comme à l’étranger – elle est Présidente de Poésie/première, collaboratrice de la revue 7 à dire et se veut passeuse de poésie. Pour en savoir davantage : http://m.morillon.carreau.free.fr

Auteur : Sarah MOSTREL
Titre : Le désespoir de Marguerite Duras
Le désespoir de Marguerite Duras est inspiré de la vie de la femme de lettres engagée qui suivait « l’urgence intenable des désirs et passions » et avait confié qu’écrire était « une nécessité, absolue, tyrannique ». Du désamour de la mère à ses déceptions amoureuses, la rebelle ne cessera de vivre en pleine ivresse, « avec l’intensité de la joie et l’intensité de la douleur ». Sarah Mostrel rappelle ici que l’amour se donne dans l’enfance, elle évoque l’attente, les silences, la part sensible et, bien sûr, le sentiment, qui est la fleur de notre vie. « Deviens qui tu es, Qui tu seras. » (La recette du chemin intérieur)

Auteur : Gérard MOTTET
Titre : Ce bleu désir d'immensité
En ce nouvel opus, Gérard Mottet laisse aller sa plume de poète-philosophe à des rêveries sur les arbres et les rivières, arbres qui s’élancent vers le ciel, rivières qui courent vers la mer, expressions symboliques de nos désirs les plus intimes autant que des forces obscures qui nous travaillent. Trente-huit photographies viennent ancrer ces poèmes dans une réalité qui n’est peut-être, finalement, que celle de nos songes.
- François Mocaër, éditeur

Auteur : Gérard MOTTET
Titre : Concerts de l'Un et du Multiple
Avec ce nouveau recueil, Gérard Mottet nous invite, par son chant, à méditer sur cette “grandeur et misère” humaine qui fait de l’homme en quête de lui-même un être multiple et souvent contradictoire. Le philosophe et le poète qu’il est ont trouvé ici un terrain propice pour donner du sens à la poésie. Chaque poème sous-tend que nous sommes des êtres divisés et, de fait, en finalité nous rapproche par conséquent de nous-mêmes, dans l’émerveillement de notre faculté à voir parfois sans comprendre ce qu’est l’ineffable, le sentiment d’être quel que soit le contexte. La préface de Martine Morillon-Carreau nous expose en diversité et en profondeur les aspects majeurs de la poétique de Gérard Mottet et nous éclaire sur l’œuvre de ce poète qui finalement, et c’est là presque un paradoxe, nous décrit ce qui est au-delà des mots dans une quête poétique hors de tout hermétisme.

Auteur : Gérard MOTTET
Titre : Dans les plis du silence
« Dans les plis du silence, c’est un homme qui vous parle. Un porteur d’eau et d’espoir même si son ombre est celle d’une croix. Un être écartelé sûrement. Celui qui porte le fardeau de notre humanité et de ces questions, parfois si terribles qu’elles sont enfouies très loin sous nos pieds. Celui qui parle aux autres, à tous les autres, comme à des amis, d’une voix faible et vulnérable, silencieuse et chaude. Celui qui interroge l’évidence même et qui, en même temps, peut prier pour un seul instant. Celui qui peut aimer jusqu’à se pencher au bord de nous comme au bord du précipice et de la mort. Celui qui sait l’amour et la détresse dans toute beauté. C’est simplement un homme qui vous parle. Celui qui ose le risque des mots jusqu’aux aveux du silence. Autant dire un poète. »
- Guy Allix

Auteur : Gérard MOTTET
Titre : Ô combien cela te ressemble
Le présent recueil se veut une rencontre entre poèmes et tableaux. Le thème général en est celui des miroirs, c’est-à-dire des images de lui-même que l’homme aperçoit, ou croit apercevoir, dans les choses, les paysages, les êtres qui l’entourent et au travers desquels il tente de saisir – ou plutôt de conquérir – sa propre identité. N’est-ce point, d’ailleurs, toujours par le détour de l’autre, du tout-autre, que l’on peut espérer se rapprocher de soi-même ? Le monde nous parle parce qu’il parle de nous, parce qu’il parle à travers nous, dirait Bachelard. Là est l’essence de la poésie.

Auteur : Gérard MOTTET
Titre : Par les chemins de vie
Poésie, cette voix qui tente éperdument d’apprivoiser l’incertitude...
« J’aime ce titre : Fragments d’incertitude. Rien de plus fragile. Rien qui impose. Un titre qui se dérobe justement, et qui avoue ainsi simplement, humblement… l’essentiel peut-être pourtant. Seul ce qui meurt existe. Il n’est véritablement que cette « émouvante et tragique beauté d’une fleur / suspendue / au bord des précipices ». Et Gérard Mottet interroge ce qui va mourir. Le plus vrai de son poème est dans cette interrogation, dans ce questionnement du temps, « inachevable conjugaison / de la vie et de la mort ».
J’avoue que, dans ce recueil si charpenté, j’aime plus particulièrement ces pages où le poème de Gérard se resserre soudain comme une crampe, dans un souffle justement, « Soulevant la poussière /des vieux chemins abandonnés /vent j’ai vu ton visage / grimacer de détresse /de ne plus savoir où aller ». Ces poèmes brefs sem¬blent ramasser le monde dans une seule main.

Auteur : Régis MOULU
Titre : 3509 mots supplémentaires pour embellir mes conversations
Voici un livre qui donne un sens à la connaissance du vocabulaire, avec souvent des mots que l’on entend fâcheusement si peu qu’ils avaient fini par échouer dans les limbes de notre mémoire à tous. 3509 mots que Régis Moulu ressuscite pour le plaisir de les connaître tant ils parlent en nous, se digèrent en nous et ne demandent qu’à ce que l’on en fasse usage. Car apprendre de nouveaux mots, y compris quelques contemporains en circulation ou même quelques expressions, n’est-ce pas aussi nous élargir, nous ouvrir avec humilité à d’autres champs possibles d’expression pour mieux appréhender ce que nous voyons du monde ?
Chacun pourra puiser ce qu’il veut dans ce livre, où qu’il soit d’ailleurs, puisque son format le permet. Chacun pourra aussi en lire cinq minutes et l’ouvrir au hasard comme un petit trésor ou comme un recueil de poèmes, presque au gré de son humeur.

Auteur : Régis MOULU
Titre : L'Homme déplafonné
« S'intéresser à la rencontre des corps sexués par une approche charnelle et sensitive m'est apparu de prime abord antipoétique, l'obscénité et la trivialité conquérante pouvant pointer à tout moment le bout de leurs nez.

Ce sujet contient de fait quelque chose de prohibé, d'indicible ; l'intime est souvent le royaume du non-dit tant il y a trop de nous-mêmes qui joue les parasites. Implosion. C'est pourquoi ma poésie devait s'en emparer.

Dire des choses vraiment, corps à l'appui et en étant au raz des émotions grâce à des instantanés d'impression, peut en effet être sublimé au prix de quelques formules tapageuses agrémentées d'innocentes provocations.

Auteur : Régis MOULU
Titre : Le béret du dromadaire
Avec ce nouveau recueil, Régis Moulu utilise un langage comme autant de promesses de déstabilisations renouvelées, nous enjoignant à jamais de nous revisiter et réinventer. Son langage est un jeu infini, un déploiement de l’être qui va en ses profondeurs pour se rédéployer à nouveau en de multiples facettes. Régis Moulu trouve les mots qui forment autant de gravités légères, de souffles distendus tellement expressifs et inattendus que le lecteur pourrait bien rire devant tant de poussées langagières qui, quoi qu’il pense, pourraient bien aussi le pousser dans des retranchements salutaires.

Auteur : Régis MOULU
Titre : Les forgeurs d'étoiles
Avec Régis Moulu, on sentirait presque que l’écriture est comme une comédie qui nous invite à médire. Car paradoxalement, c’est nous qu’il met en cause dans cette vie à la fois bienheureuse et tragique que nous menons à coups de fantasmes ou de délires bien organisés. Au bout du compte sa poésie accuse, nous accuse et s’accuse elle-même de cette complaisance exagérée ou faussement calculée. Un grand défi que cette poétique tellement naturelle qu’elle en devient surnaturelle mais qui nous exulte à nous scruter par les yeux de notre sensibilité qui s’éveille si on y consent.

Auteur : Régis MOULU
Titre : Les Ultraterrestres
Ici, quel que soit le lecteur, que vous soyez attentif, turbulent, aimant le classicisme ou ne jurant que par ce qui dérange, les mots tantôt légers, tantôt graves pèsent sur la vie comme pour mieux en faire ressortir ses coutumes et ses conditionnements.

Les poèmes de Régis Moulu nous invitent à des cassures solitaires, des brisures métaphysiques non sans cet humour qui est la meilleure façon de voir les choses sérieusement.
Oui Régis Moulu est un ostrogoth de la poésie, qui joue avec les non-sens comme dans un haut-bois déluré.

Auteur : Régis MOULU
Titre : Van Gogh caché
C’est avec une inspiration tout en profondeur que Régis Moulu s’est imprégné des peintures de Vincent Van Gogh qui jouent ici le rôle de catalyseurs pour le poète. Une manière réjouie de distiller la langue, de se remémorer par le jeu de l’inconscient ce qui, à travers ces peintures, n’a jamais cessé de le tourmenter et de le faire agir. Chaque poème fait résonance à un tableau, mais Régis Moulu va plus loin et, dans une conscience cette fois éveillée, jette à son tour ses émotions et sentiments propulseurs d’inventivité.
Le poète, ici, ne resquille jamais à user de mots suggestifs et d'images fortes comme pour animer ou ranimer le contexte de chaque toile. Peu à peu Régis Moulu insuffle sa modernité langagière, loin du figuratif ou de l’effervescence lyrique, pour nous inviter à la manière du peintre à rebondir en réveillant la part d'âme créatrice qui vibre éternellement en nous.

Auteur : José MUCHNIK & Philippe TANCELIN
Titre : Un chant pour Paris Anti-guide poétique
photos : Philippe BARNOUD

Cet anti-guide poétique de Paris sera d’un indéniable intérêt pour les visiteurs, autant que pour les parisiennes et parisiens de souche, car la ville change sous chaque instant de votre regard. Sa beauté ne réside pas tant dans ses grâces que par ce qu’elles réveillent d'extraordinaire dans votre esprit. Ici, à travers leur expérience sensible, des poètes contemporains croisant des poètes de tous les temps, nous suggèrent des pistes qui conduisent à des arrière-plans, des envers de décors où la ville habite au plus profond des êtres qui l'on traversée, la traversent, la traverseront... loin de prétendre à un itinéraire de visite, il s’agit d'un avis de recherche lancé à chacune, chacun pour découvrir votre Paris, une ville unique résonant de vos émotions, étonnements, découvrir son trésor d'accueils et vous découvrir avec elle, un et multiples.

Auteur : Davide NAPOLI
Titre : Le lapsus de l'ombre
Nous sommes précédés par le vide, nous dit Davide Napoli dans Le lapsus de l’ombre. En lui, nous érigeons et instruisons nos ombres, ces croquis amnésiques avec lesquels nous dialoguons. Auteur, poète, essayiste, plasticien, performeur, Davide Napoli embellit nos seuils invisibles et nous aide à les traverser en suivant ses traits. Nous restons en suspension, appelés à de fertiles gravitations où sinuent et naviguent nos envers et nos endroits. Suivons ces étranges lapsus, pénétrons sa poétique où « l’œil garde son regard » comme « une tension cachée. » Le lapsus de l’ombre se lit, enveloppé sous une sphère immobile, dans « la peau du souffle. »

Auteur : Éléonore NICKOLAY & Valérie RIVOALLON & Michel DUFLO & Daniel PY
Titre : Libellule en vol
Troisième anthologie du Kukaï de Paris

Avec cette troisième anthologie de haïkus du Kukaï de Paris, le lecteur sera surpris par la diversité des sensibilités et des instants de vie exprimés, chaque auteur étant inspiré par la vie de tous les jours et par son environnement spécifique.
Tout a été dit ou écrit sur l’art du haïku. Ce qui importe ici ce sont toutes celles et ceux qui ont fait du haïku une passion de vie, parfois même un chemin spirituel ou une ascèse. Certains écrivent tous les jours, d’autres par à-coups. Au final avec l’intention de toucher le lecteur avec trois vers qui ont le pouvoir de prolonger quelque chose en nous, relevant parfois de l’indicible. Écrire un haïku c’est peut-être exprimer avec simplicité ce qui nous touche, nous dépasse dans le quotidien, et trouver ou découvrir en soi cette magie de l’instant qui fait mouche.
Mais ce qui m’a le plus captivé en tant qu’éditeur, c’est aussi cette faculté qu’a le haïku de se prolonger en nous après sa lecture par un silence. À bien chercher dans toutes les formes poétiques, il n’y a que le haïku qui peut agir ainsi et qui, tout en n’imposant rien, nous amène à goûter les miracles de la vie quotidienne à travers tous ses aspects, qu’ils soient anodins, joyeux ou dramatiques, avec toujours le bonheur de les découvrir.

Auteur : Ronald NOSSINTCHOUK
Titre : Des larmes au-dessus des villes
L’univers est soudainement confronté à une violente et mystérieuse agression cosmique.
Ce fléau céleste qui va s’abattre préférentiellement sur les villes a fait le choix symbolique de ses armes. Ce seront des cohortes de larmes mortifères qui se métamorphoseront en un foudroiement hostile et sans pitié.
Si le lecteur est convié à cette scène apocalyptique, l’argument ne se limite pas pour autant à l’hypothèse d’un éventuel châtiment collectif immanent – puisque l’énigme demeurera entière.
Il est avant tout appréhendé le destin tragique et obscur de la condition humaine, asservie à des puissances obscures et destructrices majeures. Les ombres des holocaustes et des martyrologes transparaissant derrière cette déclinaison allégorique.

Auteur : Ronald NOSSINTCHOUK
Titre : Etats de la finitude
de la lumière éployée dans tes yeux
écarter l’ombre

et de l’ombre en elle résistant
t’aimer dans sa folle clarté

Universitaire de rang professoral en France et aux États-Unis, conférencier international, lauréat de l’Académie nationale de médecine, enseignant en sciences légales et en sciences humaines, expert honoraire agréé par la Cour de Cassation, habilité à diriger des recherches (Université Paris Descartes). Est également poète et essayiste (il a publié une quinzaine d’ouvrages). Nommé expert compétent en terminologie et néologie (ministère des Solidarités et de la Santé), intervenant aux Journées annuelles du dictionnaire, il a été élevé au grade d’Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres, il préside aujourd’hui Le Centre de Poésie française et francophone.

Auteur : Ronald NOSSINTCHOUK
Titre : Terres éligibles
Ces « Terres éligibles » ne sont pas assignables à une quelconque entité terrestre définie.
Le titre de ce recueil renvoie à une posture allégorique, pour nous faire part d’un périple contemplatif et spirituel.
L’écriture se saisit de cette parabole qui ne cesse de circuler entre la vie séculière et l’esprit qui se révèle à elle.
Faire sens au monde vivant oblige à descendre en soi, pour approcher les états d’un mystère intérieur qui nous traverse et nous interpelle.
Le lecteur est ici convié à cette quête où, dans un mutuel éclairage, le développement narratif d’un parcours séculier et la méditation qu’il lui inspire nous sont restitués en poésie.

Auteur : Ronald NOSSINTCHOUK
Titre : Un opéra au monde
Avec ce nouveau recueil de poésie, l’auteur fait le choix d’une prosodie de l’impersonnel, comme pour mieux convier le lecteur à une libre introspection que lui suggère ce choix narratif.

Le monde nous apparaît sous la forme d’une scène tragique et admirable, où l’on assiste à la confrontation de la violence païenne et de la ferveur spirituelle. De l’obscurantisme du chaos et des feux de la rédemption.

C’est à dessein que cette allégorie, dont les limites demeurent délibérément imprécises, évolue en une méditation de l’être confronté à la mystique ambivalente de l’univers.

Auteur : Bojenna ORSZULAK
Titre : Chemins de la soif
Je ne fais que passer
inaperçue
dans l'univers

Mais j'emporte
les ombres des prières
litanies des couleurs
les adieux des étoiles
et des bêtes abattues –
les plus humbles des saints

Visuel de couverture de Julien Lefèvre, artiste photographe.
Œuvre tirée de la série "Traces" (fragment d'un mur en ville).

Auteur : Florence OVAERE
Titre : A défaut de silence
À défaut du silence vient, martelé d'une longue et lente nuit. Florence Ovaere interroge l'errance de ces désirs qui nous songent dans un « catalogue de pénombres et de heurts. » Une haute Parole l’étreint et la saigne au bas des maturités impatientes. Élégies, conquêtes de ses souffrances immobiles où l'air se réverbère au prisme d'une larme. À travers l’an nuit, filtre encore l’an vie. La poétesse nous lègue ce vertigo, cet originaire, cet élan qui nous laissent sans voix.
- Extrait de la préface d’Anne de Commines

Auteur : PARHAL
Titre : Amnésie
Rencontrer Parhal, son écriture, sa voix, c’est un événement marquant dans une vie. Qu’une telle âme existe, je l’ai longtemps rêvé. Une âme qui soutiendrait, assumerait de son regard la beauté essentielle à la marche du monde.
L’Art de Parhal tient à la puissance vibratoire de l’état poétique... Les images qu’il ramène de ses petites cueillettes me touchent au plus juste, rayonnent en échos au plus profond de ma nuit des temps... L’ocelle d’une aile de papillon, un pétale de nuage, une pointe de sauvagerie, s’inscrivent en vérité, face aux faux, aux armes, aux négligences assassines de l’épo- que... Tes irritations, mon Ami, militent en faveur d’un dégrisement des consciences déguisées ; ton Art à servir la Beauté, une nécessité.

Auteur : PARHAL
Titre : Osmose
Avec ce nouveau recueil, Parhal revient à l’essence de la poésie. Il agit à travers elle comme un veilleur de mots, attentif au sens et à la musique. Une musique interne dont il possède le secret de l’alchimie. Légèreté, incantations, prophéties douces forment ce recueil en un flux constant avec ses vagues de mots qui déferlent sans jamais nous dépasser, mais au contraire le lecteur éprouve un effet soudain de bien-être.

La délicatesse des poèmes flirte avec une inventivité sans limites mais contrôlée par un Parhal qui voit dans les mots comme d’autres lisent dans les cartes. Le don du poète ici c’est l’intelligence du cœur. Chaque fois, quelque chose de mystérieux se passe pour que les poèmes lui arrivent avec une telle force sincérité. Si Parhal est un guide, il n’impose rien et laisse ses poèmes vibrer dans l’imagination du lecteur comme une initiation à laquelle nous sommes conviés pour sentir peut-être avec lui que

Auteur : Pascal PAYEN-APPENZELLER
Titre : Par les épars, Paris, le poète, la poésie
Délectation grave du poète dans l’invention de métaphores, dans l’éclosion palpable d’images singulières, énigmatiques, dans l’utilisation musicale d’allitérations / ... / L’exposé immédiatement accessible des gestes, des actes de la vie ordinaire se plaît à servir de ponctuation à cet « ART POETIQUE ».

Préface d'Yves Mabin Chennevières

Auteur : Luce PELLETIER
Titre : Nuit sur Babel
Avec ce nouveau recueil, Luce Pelletier nous livre ici comme autant de visions qui hantent nos désirs et nos interrogations en forme de tourbillons, où le silence ne serait pas le silence mais cette esquisse de nous-mêmes devant le miroir du temps ou des « émotions oubliées ».

Jean-Paul Daoust, dans sa préface, a su plonger au cœur de cette poésie comme pour en extraire les essences qui parfument nos vies de doutes mais qui nous livrent aussi des réponses au-delà des mots. Luce Pelletier fait partie de ces poètes qui, à force de travail sur les mots et sur eux-mêmes, parviennent à nous faire goûter ce qui fait sens au-delà de la compréhension que nous avons de nous-mêmes et à nous faire partager cet ailleurs en verticalité de notre être comme pour mieux agir en profondeur.

Auteur : Ossian PEREZ
Titre : Le Nouveau Monde suivi de Exil(s)
Avec ce premier recueil, Ossian Perez ose des poèmes dont le sens, comme caché pour mieux se découvrir ensuite, semble recouvrir nos doutes d’une soie douloureuse. C’est l’inconscient qui transparaît dans la maîtrise de cette écriture dont la blessure n’est jamais exsangue.

Ossian Perez ne nomme pas les choses, préférant s’affranchir des causes et des phénomènes, mais opte pour la force des symboles comme pour mieux exercer son intuition qui est celle d’un voyant au-delà des formes. Ses poèmes lèvent nos doutes, débusquent nos peurs avec une sensibilité rare.

Auteur : Jacqueline PERSINI
Titre : Cascades et Séquoias
Essorer l’essaim De grands silences Dans le savoir blanc De l’eau

On est tout petit Dans ces sortes de cathédrales Que sont les forêts de séquoias Où s’écoutent des voix…

Dans le parc de Yosemite, la puissante nature confronte l’auteur à sa petitesse, à une interrogation sur le temps et la fragilité de l’homme. De courts poèmes naissent, offrant comme un espace de méditation propice à l’écoute des voix, en particulier celles des cascades et des séquoias.

Auteur : Jacqueline PERSINI
Titre : Tous les bouquets deviennent rouges
L’amour, au point extrême du désir, découd nos corps des ombres de la mort.
L’amour et le poème parlent la même langue, langue incandescente qui rature les blessures et qui, dans les instants de volupté, touche l’éternité.

Par souterrain, il conduit les caresses
Suspend ses gestes au plus haut
De la crête, ondule au plus intime d’elle.

Même si s’entretoisent les solitudes
Tous les bouquets deviennent rouges.

Jacqueline Persini a cheminé longtemps dans les sentiers escarpés de la psychanalyse. Actuellement elle se consacre à la poésie avec de nombreuses publications. Inscrite à la Société des gens de lettres, à la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, elle collabore au comité de rédaction de la revue Poésie Première. Dans l’association « Lire Faire lire », elle initie les bénévoles à la poésie contemporaine afin que, dans les écoles comme dans les EHPAD, vivent histoires et poèmes.
Illustration de couverture : Pierre Delcourt

Auteur : Alain PIZERRA
Titre : Le Caïman écorché suivi de L'entonnoir du destin
Alain Pizerra prolonge et signe une poétique de la révolte, usant d’un langage tantôt heurté et tantôt calme pour faire naître des poèmes d’une grande force. "Retrouver une sensualité joyeuse" ou encore renouer avec son corps apparaît comme un pont nous ramenant à nous-mêmes, à ce que nous sommes en dépit des dogmes, des croyances asservissantes.
Alain Pizerra, avec des poèmes oscillant entre réalisme, lyrisme et inventivité, entraîne le lecteur dans cette sincérité qui amène à la rencontre de l’autre. Désir d’unité peut-être ou quête d’un langage qui lui fasse retrouver ce qui est toujours du domaine du possible.
La préface de Jean-Noël Cordier et l’avant-propos de l’auteur sont encore plus éclairants et ouvrent grand le champ de ce recueil, augmenté de douze poèmes, afin qu’ils vivent longtemps en nous.

Auteur : Pablo POBLETE & Claudine BERTRAND
Titre : Eloge et défense de la langue française
Cette deuxième anthologie Éloge et défense de la langue française,137 Poètes planétaires, 10 Lettres ouvertes et les œuvres de 5 peintres internationaux publiées, est un apport de beauté et de force au grand océan insondable de la poésie francophone actuelle. Elle exprime avec sensibilité un sentiment militant de maintenir vive la dynamique créatrice de notre langue, dans un monde qui bascule actuellement de plus en plus vers une monoculture conquérante de la langue anglaise, dans un XXIe siècle de révolution technologique et ingénierie computationnelle dans le vaste cyberespace psycho-socio-culturel-scientifique-politique-écono- mique-militaire de la communication planétaire, où la langue anglaise domine en étant que « fer de lance » d’un système capitaliste libéral et d’une mondialisation qui ne trouve pas les principes et règles justes pour gérer nos sociétés humaines. Le monde francophone et francophile dans un travail commun doit continuer impérativement à équilibrer cet espace de langues concurrentes, c’est le sens et une des motivations de cette anthologie.

Auteur : Pablo POBLETE
Titre : 116 poètes d'un autre monde pour la défense de l'écosystème planétaire et 21 lettres ouvertes
Huit années se sont écoulées depuis mon idée première de mettre en forme ce concept d'anthologie 116 Poètes d'un autre monde pour la défense de l'écosystème planétaire. Cet ouvrage fait partie de mon humble engagement en ma qualité de Poète, que je suis, pour la défense de certaines causes humaines essentielles et la dénonciation de celles-ci avec ma poésie.
C'est ainsi que cette anthologie fait partie de ce chemin de révolte et de
« résistance culturelle », conscience qui a jailli avec forte conviction chez le jeune poète que j'étais, en 1973, lors du féroce putsch militaire au Chili.
En 1993, j'ai développé le concept d'exposition « Un Tableau, un Symbole, 120 Peintres français pour Sarajevo » (exposition coorganisée avec la Galerie Anne Fugier, en 1994, à la Cité des Sciences de la Villette). J’ai organisé également en 2003 la réunion à Paris de Poètes du Monde contre la guerre des États-Unis en Irak, et puis en 2010, le Rassemblement pour Haïti pour une collecte humanitaire, coorganisée avec la Délégation Wallonie-Bruxelles, Paris et la Croix-Rouge Internationale.

Auteur : Pablo POBLETE
Titre : A l'aube
Portrait à l’huile : Anne Brenner 2014-2015

Germe

Tout appartient
à la méditation
d’une attente
au milieu
d’un
oubli

« La parole poétique de Pablo Poblète, profonde, jaillit et tente un recommencement en forme de chute vers le ciel pour que la nuit jamais ne disparaisse. C’est parce que ses mots tentent de percer l’invisible qu’alors se produit comme un silence qui taille en pièces les logiques du réel. Ce poète maîtrise les sonorités et sait qu’elles font sens par leur pouvoir de suggestion. Sa poésie provoque et sollicite l’intuition des ancêtres et nous enjoint d’appréhender l’essence de la vie. Poèmes de l’être profond qui sonnent juste pour nous amener à l’essentiel mais aussi à un retournement sur nous-mêmes. »
François Mocaër (Responsable des éditions Unicité, extrait de la préface)

Auteur : Pablo POBLETE
Titre : Ode à l'île de la guadeloupe
« De nature très intuitive, le poète Pablo Poblète s’est laissé hypnotiser dès ses premiers pas sur l’île, par l’esprit de ce lieu grandiloquent et cela dès notre premier séjour en 2015. Il est devenu l’île avant même de la parcourir ! Il a pris son rythme, ses couleurs, ses impressions, son vécu en captant avec sublimation le plus profond de son essence. Les mots ont pris naturellement forme avec la verve et la force de poésie que l’on lui connaît, représentées dans ces extraits du poème.

Auteur : Pablo POBLETE
Titre : Paix!
Pablo Poblète. Poète, né à Santiago du Chili 20 juin 1955, vit à Paris depuis 1979 et depuis 2012 entre Trois-Rivières, Québec et Paris. Poète, Artiste-visuel, conférencier, concepteur culturel. Directeur de la collection « Poètes francophones planétaires » aux Éd. Unicité. Paris, France. Mem- bre de la Francophonie internationale, Cercle Richelieu-Senghor, Paris. Chevalier dans l'Ordre des Palmes académiques.

La Paix universelle dans nos sociétés d’aujourd’hui n’est pas porteuse d’argent. Elle, comme nous les Poètes, n’enrichit pas les comptes en banque de personne, d’aucun pays, aucun État.
La Paix est semblable à nous les Poètes, dit « inutiles non productifs » au sein de ce monde où les systèmes de pouvoirs déchaînés, sauvages, destructeurs les dirigent. Mais ce monde-là ne peut pas et ne pourra jamais se passer de nous les Poètes, et encore moins de ce rêve ou de cette utopie d'une Paix humaine universelle !

Auteur : Pablo POBLETE
Titre : Poèmes du Parc japonais
« Lire les poèmes de Pablo Poblète, c’est comme se lancer à corps perdu dans cet Incompréhensible qui nous fait vivre avec l’autre visage, celui du féminin qui nous ensorcelle ou nous façonne. Visage d’amour perdu, hanté, parfois même hors du temps qui nous est imparti. Ici l’amour est cette part d’indicible qui nous appelle à vivre jusque dans le jeu des contraires.

Entre toi et moi un merveilleux non-sens nous a éclairés nous a réunis

ou encore

Auteur : Pablo POBLETE
Titre : Poèmes du Parc japonais Tome II
Lire les poèmes de Pablo Poblète, c’est comme se lancer à corps perdu dans cet Incompréhensible qui nous fait vivre avec l’autre visage, celui du féminin qui nous ensorcelle ou nous façonne. Visage d’amour perdu, hanté, parfois même hors du temps qui nous est imparti. Ici l’amour est cette part d’indicible qui nous appelle à vivre jusque dans le jeu des contraires.

« Arrive jour d’abandon
corps périphérique sur métaphore d’espoir
lèvres le lendemain
départ

Auteur : Pablo POBLETE
Titre : Psycho-Portrait-Ego-Déconstructif
C’est en parcourant l’entreprise Recoupage Québec que l’exaltation de créer a trouvé racine auprès de cette noble matière, le carton dans tous ses états ! Une magie s’est opérée, un dialogue s’est amorcé dans l’imaginaire du poète, artiste visuel, Pablo Poblète. La poésie de la matière, les espaces émergeaient en prenant possession de ses inspirations, s’offraient à lui, toujours à l’affût de déconstruire pour reconstruire. Le voyageur s’est mis à l’œuvre, explorant la matière entre tendresse, résistance, fragilité, lourdeur, légèreté et l’agilité de son geste créateur.

Auteur : Jean-Michel POLITZER
Titre : Du bruit sur tes mains
Préface de Jean-Paul Guedj.

Jean-Michel Georges Roland Politzer est né à Villiers-sur-Marne (94) le 28 novembre 1948.
Son père Jean Politzer est vétérinaire, sa mère Marie-Thérèse Lemercier assistante sociale.
Il passe son enfance en Guyane et à Alger puis à Saint-Denis de la Réunion où il ira au lycée Leconte de Lisle. Pour son année de terminale, il rejoint, à Dakar, sa grand-mère Camille Nony, première femme de Georges Politzer. Il retourne à la Réunion, se marie avec Danièle avec qui il aura deux fils, David et Samuel. Il poursuit ses études de lettres à l’université de Saint-Denis puis de Tananarive à Madagascar.
Fin 1974, il s’installe définitivement à Vincennes. Il y continue ses études au Centre universitaire expérimental. Après l’obtention de son diplôme à Sciences-Po, il donnera des cours à l’Institut International d’Administration Publique et à l’ENA où il fera la connaissance du poète Jean-Paul Guedj en 1979.

Auteur : Emma PRAZERES
Titre : L'œil du papillon
« Cette poésie a des ailes pour traverser le monde, lequel demande toujours de la tendresse.
Emma Prazeres nous donne cette tendresse à travers ces vers, son regard d’amour universel, fine révolte d’appel à une paix de cœurs humains, chant humaniste qui voyage et qui enlumine le mystère d'une beauté rescapée de l'être et de la vie. »
- Extrait de la préface de Pablo Poblète

Ma fenêtre,
le soir fait rentrer la lumière du soleil
dans mon endroit d'intimité
et de confiance.

Auteur : Sébastien QUAGEBEUR & Patrick BONJOUR
Titre : Il faut que la ville éteigne ses lumières
La rencontre est souvent source de plaisir. Quand elle est le fait de deux arts, elle interpelle toujours. Lorsqu’elle avoisine le fusionnel, elle nous comble d’un bonheur neuf comme un premier matin d’après ... C’est le cas avec cet ouvrage où deux sensibilités se mêlent jusqu’à se confondre. Le trait devient forme ou mot. Le tout s’interpénètre pour ressurgir en une mélodie visuelle qui enchante.
Les mots bleus se parent d’images fortes, suggérant des rêves qui de la ville dérivent jusqu’aux abysses des fonds marins, vers Haïti, explorant d’un même trait l’âme et l’esprit des hommes : « spectacle trou noir/dans la tête des gens ». Un érotisme discret mais suave s’insinue en notes jazzées pour : « entendre le son d’un livre », sans jamais perdre de vue la réalité urbaine : « Des chevaliers sans armure/Pointant à Pôle Emploi ».
L’iconographie éblouissante de couleurs est d’une rare puissance évocatrice : bleu et bleu avec des touches d’orangé qui rehaussent et affirment le propos : « il y a de la fleur d’oranger sur tes seins ».

Auteur : Sébastien QUAGEBEUR
Titre : Au pays des fugues

Auteur : Marc-Louis QUESTIN
Titre : Anthologie de la poésie gothique
L’Anthologie de la poésie gothique présente un florilège de cinquante-cinq auteurs contemporains de langue française. Un semblable travail de rassemblement de la sensibilité gothique et de son expression poétique n’avait jamais encore été entrepris. Bien que la poésie gothique n’hésite guère à explorer les plus sombres facettes de la réalité, elle n’en reste pas moins profondément sentimentale, lyrique, baroque et romantique. L’essence première de la pensée gothique touche à l’intemporel. Une étude attentive de ces textes permet de retrouver le parfum oublié des légendes et des mythes, les anticipations post-industrielles, les nostalgiques évocations d’un immémorial univers fantastique. Exorciser le mal par le mal n’est pas la moindre des vertus de cette littérature friande de paradoxes et de mondes parallèles souvent magiques et ténébreux. Digne héritière du romantisme en sa tension prométhéenne, la poésie gothique est emplie de noblesse, de raffinement et de sacré. La lumière transfigure les ténèbres de l’âme et le doute s’affranchit des contraintes du réel. La poésie est une musique qui investit les paysages de la vision supra-mentale. Travaillant en sourdine dans les cryptes de l’être, les subtils créateurs de l’univers gothique ressuscitent les vertus d’un ancien romantisme, les antiques traditions du regard et du geste, l’exploration hallucinée de nos abîmes et de nos rêves.

Auteur : Marc-Louis QUESTIN
Titre : Le Crépuscule des Otaries
Avec ce nouveau recueil, Marc-Louis Questin nous invite à pénétrer les forces qui sont les siennes,empreintes de magie et d’une puissance révélatrice de l’inconscient.

Poète illuminé au sens rimbaldien du terme, Marc-Louis Questin nous enjoint de voir qu’au-delà du tourbillon de la métaphysique demeure en lui cette incarnation qui fait de lui un Voyant tragédien.

Ce poète sait se réapproprier les mythes par une puissance sans cesse renouvelée pour les réinventer dans un cercle magique, source d’infini. Il cherche puis trouve instantanément ce qui constitue la réalité par le langage qu’il superpose à des musiques internes faisant écho à la connaissance intuitive. Marc-Louis Questin, et c’est un paradoxe, ressent la poésie au-delà des mots, jusqu’à déstructurer sa propre pensée, signe que ce poète transforme, élague jusqu’à pouvoir se fondre en lui-même pour retrouver une forme de joie cosmique.

Auteur : Rózsi RETHY
Titre : Cœur d'Or
Poèmes retrouvés d’un temps perdu
1942 – 1985

Quand plus tard elle me fit découvrir ces poèmes, je retrouvais une partie de sa personnalité qu’elle découvrait quand elle jouait de la musique tzigane. Il y avait cette nostalgie désuète, cette tristesse mélancolique qui, d’une pirouette, d’un coup d’archet, dans un tourbillon nous remet dans la vie.

Un élan qui nous emporte dans une csardas hongroise, un humour qui est l’élégance du désespoir. Ses poèmes suivent les méandres du cœur, avec cet imaginaire absurde un brin désabusé proche de Ionesco. Dans la première partie de ses poèmes écrits pendant la guerre, elle s’efforce courageusement de prendre les évènements de façon pas trop dramatiques. La seconde partie m’apparaît comme la voix des songes venus de la nuit, une vraie connaissance de l’âme…
- Extrait de l’avant-propos de Kitty Holley, amie de Rózsi Réthy

Auteur : Hélène REVAY
Titre : J'emprunte la route qui rend fou l'horizon
Après Poèmes sous-vide (recueil paru dans cette même collection en 2019), Hélène Révay poursuit son chemin interrogeant l’invisible qu’elle voudrait saisir dans la parole poétique. Une fois posés les premiers jalons d’une conversation intime, entre dévoilement des sens et désir d’écriture, elle s’avance un peu plus loin dans les états du corps où le sens et les sens subtilement se mêlent. Le mystère reste intact. Infinie est la route qui jamais n’épuise la curiosité du lecteur.

Auteur : Hélène REVAY
Titre : Poèmes sous-vide
Le recueil d'Hélène Révay est un recueil initiatique qui ne cède rien à « La quête infinie du vrai ». Il parle de la naissance même de l'écriture, interrogeant ses affres et ses embellies, l'invoquant comme on implore la pluie les jours de sécheresse. Ni les émotions superflues ni les modes éphémères n'ont eu raison de cet engagement visionnaire dans l'acte poétique.
Le vide n'existe pas. Les poèmes d'Hélène Révay l'attestent. Il n'est qu'une figure de l'absence qui sourit au poète. La source du vivant et la finitude qui battent au coeur du poème comme le pouls dans les veines du penseur interrogeant sa présence au monde. Il n'est plus un vertige mais la condition d'émergence du beau.
Hélène Révay nous invite à une traversée qui tient tête aux évidences et aux faux semblants. Elle creuse et enracine la conscience sur le bord de l'angoisse existentielle sans jamais s'y résoudre. Entre philosophie et spiritualité, l'auteure nous fraye ici le chemin qui mène au vrai lieu de la parole poétique.

Auteur : Florence RIDE
Titre : Badinage impudique et sans fin
Les aphorismes de Florence Ride sont à la fois posés avec mesure et parfois aussi déjantés, comme si elle les avait écrits suspendue à la dernière branche à laquelle elle se retient in extrémis sans doute par habitude.

Avec cet auteur, ce sont les détails qui importent et dont elle se saisit à l’intérieur d’elle-même pour tout emporter sur son passage. Avec une grâce subtile, elle nous rend compte de ses bonheurs et de ses angoisses, à ceci près que ses instantanés d’émotions qu’elle nous fait partager avec des surprises, peut-être pour mieux nous en faire ressentir la pesanteur directe, pourraient (on a presque peur pour l’auteur) se retourner contre elle.

Auteur : Geneviève ROCH
Titre : Chemin d'éveil
Pris dans l’opaque
et sourd
absent à ta propre vie
tu te perds dans le rien
le temps s’amoncelle en couches sombres
et s’effrite
captif du visible
prisonnier de sa trame
tu n’existes qu’entre deux lignes
deux mots
vie/mort
comment franchir l’intervalle ?

Geneviève Roch fut professeur de Lettres avant de se consacrer pleinement à la peinture puis à l’écriture. Elle est l’auteure de plusieurs romans et nouvelles, de quatre recueils de poésie, d’un essai sur la peinture ainsi que d’un ouvrage d’art sur sa peinture, réalisé en collaboration avec le philosophe et poète Bernard Grasset. Elle a aussi publié dans de nombreuses revues de poésie et elle est la lauréate 2014 du Prix de poésie Arthur Rimbaud. Elle partage sa vie, depuis 2015, entre Paris et le Sud-Ouest.

Auteur : Gabriela ROSA DA SILVA
Titre : Danse poétique
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« Danse poétique » est un livre plein de « surprises dansées », entremêlées de poésie. Douze chapitres en 130 pages de photos exquises qui invitent à faire danser notre imagination. Un voyage rêveur de la couleur au noir et blanc, du numérique à l’argentique, du Brésil au Japon, de la nature à l’art urbaine de la révolte pour la terre à la libération de soi-même. Des photographies, des textes et la mise-en-pageest dans un design contemporain et inhabituel, tout est créé par l’artiste elle-même.

Auteur : Cécile ROY
Titre : Bande d'arrêt d'urgence
quoi qu’il suinte
les oiseaux sur l’étang comme si
pas de mazout
pas de cambouis
l’oiseau reste oiseau
sont tranquilles au soleil
flottent doux
tanguent de la rive à mon cou
je pleure noir

Auteur : Cécile ROY
Titre : Chair Paysages
À suivre cette voie, nul doute que l’on s’y trouve. Reste à garder le soleil dans son lit, liquide, en crue déjà. Bientôt les parois craquent, explosent la digue de nos ventres, sillons dynamites. L’or coule.

Auteur : Hélios SABATÉ BERIAIN
Titre : Fukushima flowers
Le 11 mars 2011, suite à un tsunami qui endommage la centrale nucléaire de Fukushima, le Japon se couvre d'infimes particules radioactives qui se propagent dans l'étendue de notre biosphère bleue. Cet accident planétaire absolu dans l'histoire de nos activités humaines prend un caractère métaphysique dès lors que toutes nos croyances et manifestations civilisationnelles sont radicalement remises en cause, car il y va de l'anticipation d'une fin de l'existence humaine sur terre.
L'auteur dresse en ce recueil FUKUSHIMA FLOWERS un manifeste poétique écologique que lui évoque cet événement aussi inquiétant que néfaste qui dépasse les limites de la nature humaine. Aussi la forme des poèmes peut varier selon les temps induits et les interrogations de l'auteur face à l'événement.

Auteur : Hélios SABATE BERIAIN
Titre : Les Corps rompus
Le temps cruel d’une vie tronquée, une béante blessure à l’œuvre, le poète invoque ici le réel d’un quotidien manifeste (1990-2000 ), le désastre des corps rompus, une révélation de la corruption latente.

Ne s’oblige à voir ou à traduire un monde d’où jaillissent de fortes images transcendantes afin de nous détourner de l’écueil des mondes.
La distance que prend l’auteur est patente et tangible, elle permet une réminiscence de faits qui ne peuvent se refouler sans prendre de grands risques et enfin se perdre.

Auteur : Véronique SAINT-AUBIN ELFAKIR
Titre : Nom nomade
La langue est notre mirage, tournant autour de l’inaccessi- ble objet pour écrire quelques paroles de sable et de vent… Elle trace ainsi, en son intensité furtive, les contours d’un manque qui donne forme à notre désir. De cette vraie vie toujours absente, restent la création, le mystère. Nous croyons saisir l’ineffable frontière mais elle est toujours ailleurs.
Le temps n’existe pas dans l’immatérialité du souvenir où flotte, encore radieux, un dernier sourire ou le saisissement d’un premier regard qui s’ouvre sur la vie…
- Extrait de l’avant-propos d l’auteur

Auteur : Marie-José SALAS DE BALLESTEROS
Titre : Du sang sur la pierre
Inscrit sur la pierre le sang du monde.
Comme un appel universel reçu par des visions porteuses d'histoire et de silence irriguant les veines de l'écriture.
Mots de lumière dans l'invisible traversant le labyrinthe des esprits vers l'écorce de la création aux sanctuaires des âmes.
La magie du chiffre 9 grave le mystère par une plume sacrée.

Dessin de couverture : Marie-José Salas de Ballesteros
Photo 4ème de couverture : Gabriella Rosa Da Silva

Auteur : Marie-José SALAS DE BALLESTEROS
Titre : L'Essentiel du silence
Regards de miroir Regards de miroir à autre chose glissée Dans les débris du souffle s’avancent, Démarche saccadant les naufrages Translucides d’opaque saveur glauque.

Et ils parlèrent longtemps de tout Et de ce rien qui fait si mal, De cet insaisissable attrait du désespoir Cassant les fugues en deux au transfert des reflets Et ils contournèrent les faux semblants Dans des pressions amères de douces mélancolies.

Déjà la traversée des temples fut défendue À l’encontre de leurs doigts croisés sur le non-dit.

Auteur : Marie-Claude SAN JUAN & Roland CHOPARD
Titre : Ombres géométriques frôlées par le vent
Presque rien qui se laisse frôler par le vent.
Gilbert Lascault
Sans s‘abolir pourtant

Ainsi est dit le mystère de l’ombre, ce tableau d’immédiateté, cette éphémère sculpture de surface. Traduction du fugace passage d’un sens capté dans l’instant, fugace et léger comme le vent. Mais aussi correspondance précise avec le geste mental de la création, où se forge dans la conscience un espace vide de concepts, une présence de regard intense qui voit mais ne pense pas. Seul le corps énergétique sait. Concentration extrême et retrait mental : la meilleure métaphore de cet état intérieur serait le vent qui frôle. La photographie est une métaphysique sans mots. Photographier ainsi est une expérience aporétique : totalement là, et pas du tout. Saisie ontologique du réel, du Tout, mais à travers le « presque rien ».
- Marie-Claude San Juan (écriture, photographie, blog Trames nomades)

Auteur : Gloria SARAVAYA
Titre : Aarthi suivi de Mandalas
«Le silence peut être étouffant; il peut aussi être revigorant. Il peut isoler ou rapprocher. Il est parfois lourd parfois léger, mais il est toujours habité. La lumière, elle aussi, est vivante; elle dévoile et séduit. Elle aussi est silencieuse. Mais parfois, elle chante et semble danser devant les yeux. Seule la plume d’un poète ou d’un mystique sait nous conduire dans ce silence dont le monde a peur et vers cette lumière qui éblouit. Le soleil indien à l’ombre d’un ashram, le silence d’un ermitage égayé de cris d’enfants ont sans doute été les bonnes muses qui ont permis à l’auteur de nous offrir ces lignes qui viennent nous provoquer et cherchent en nous tantôt l’enfant, tantôt le sage...» Extrait de la préface du père Dominic

Auteur : Alice SCHNEIDER
Titre : Claque au vent
Avec ce nouveau recueil de poèmes, Alice Schneider, à la manière d’un peintre, jette ses mots sur la toile du livre.

Mots inspirés par son intimité avec les choses et le paysage qui lui procure comme des instantanés d’émotion.
Et soudain cela fait sens, car ce que nous propose Alice est avant tout une musique intérieure, un dévoilement progressif et serein des états émotionnels qui la traversent.
Pas de lyrisme, pas de transgressions soudaines, mais un style qui ne ressemble à aucun autre.
On ouvre le livre à n’importe quelle page, et apparaît alors un poème tout en verticalité et en sensibilité qui nous donne à respirer... oui respirer.

Auteur : Alice SCHNEIDER
Titre : L'eau est là
Avec ce troisième recueil, Alice Schneider déploie un langage où les vers se répondent en établissant, de fait, des correspondances peut-être enfouies dans l’inconscient ou parfois plus évidentes au lecteur à qui il revient d’établir des ponts avec ce qui participe de cette écriture. Sans effort et libre de lui-même, il se laissera porter au gré des flots par une poésie tout en nuances. En ce sens, Alice Schneider trouve sa place, hors de tout courant poétique, pour nous offrir par les mots ce qui chante en elle avec une force et une finesse jubilatoires.

Auteur : Alice SCHNEIDER
Titre : La tête dans les nuages
Suite à un choc, un deuil, l’écriture poétique s’est imposée à l'auteure.

La poésie a surgi comme une source vive. Depuis, son inspiration attrape le moindre souffle du vent, un éclat de lumière, l’écho d'un passage, l’écume d’une vague, le brillant d’un granit.

Les mots glissent, fluides, disposent, mettent en image l’instant. Instinctive et foisonnante, sa poésie canalise et transforme son énergie. Sa nature enjouée donne le ton.

La tête dans les nuages regroupe un choix d'oeuvres poétiques écrites entre 2006 et 2013.

Auteur : Nicolas SCHOFFER
Titre : Accroissement Diminution Accroissement
Nicolas Schöffer avait une vision de l’être et une vision du monde qui s’entrecroisaient dans son art, mettant en relief des questionnements essentiels. C’est ce qui transparaît ici à travers ses textes et dessins qui face à face peuvent se lire dans le sens de l’accroissement et de la diminution. On retourne le livre pour lire d'autres textes qui soudain deviennent autre chose.

On peut relire les textes plusieurs fois, on ne perçoit jamais le même sens. Et puis, soudain, une évidence apparaît pour disparaître aussitôt dans la lumière d’un mot, d’une phrase. Peut-être que Nicolas Schöffer veut nous signifier qu’il n’avait qu’une certitude, celle de ne pas en avoir, si ce n’est d’être au monde pour interroger le « nébuleux » ou encore ce « cosmos » qu’il ressent comme lui-même tout en éprouvant sa séparation.

Auteur : Clément G. SECOND
Titre : CE QU'AVOUE LA LISSEUR DES CHOSES ? suivi de REPRISE
Un rêve, au tout début, dans lequel un mourant exprime par bribes une ultime, confuse demande. Et son témoin de partir à la recherche de « Ce qu’avoue la lisseur des choses » au long de tentatives de mises en mots et en parcours : repérages, entre-deux, embellies, détours, fourvoiements... pour ne trouver qu’échec ?

Mais quelle est cette « Reprise » annoncée dans le titre ?

Retracée par un lyrisme dense, une mise à l'épreuve énigmatique scande le livre, qui en retrace les tensions et les phases.

Auteur : Clément G. SECOND
Titre : Encres de songerie
« Immobile ou déambulant dans la saison d’hiver, vers l’hiver d’une vie.
Le froid serré de l’hiver 2017, pourtant guère différent de celui d’autres années sur l’âpre plateau de Castille, est très tôt devenu une composante intérieure de mes journées. Sa présence plus insistante qu’hostile me cernait, me pressait de découvrir en moi quelque chose d’enfoui et de confus. (...) »

Dans cette sorte de journal poétique d’une saison pour lui décisive, Clément G. Second tisse les fils de moments vécus dans sa maison et les rues et chemins qui l’entourent avec ceux d’une progressive « rentrée » songeuse en lui-même. Ces poèmes sont habités par une sensibilité ouverte aux aspects pendants de l’existence comme aux beautés diverses, souvent émouvantes, de rencontre. Leur retenue mêlée de fantaisie, la rigueur inventive de leur style font qu’à leur façon particulière ils chantent.

Auteur : Clément G. SECOND
Titre : Porteur silence
Quel est cet autre-que-les-mots qui à la fois se dérobe à la tâche poétique et la fait tenir ?
Dans son premier recueil publié, Clément G. Second mène sous cet angle une exploration inédite de la langue, non sans résonance avec des enjeux et ressorts de vie personnelle. Le poète s’y ouvre par degrés à un en deçà énigmatique de l’encre mise en signes et en chant.
Tout est soigné dans cet ouvrage méditatif et complexe issu d’une pratique exigeante : les suggestions et la musicalité des vers, la typographie, l’agencement des textes où des blancs intercalaires sont autant de silences qui convoquent d’autres images, taillées parfois dans le dur pour faire chanter les dissonances.
Au cœur du déroulement de l’ensemble, l’écriture se propose en partage, devenant veilleuse de sens à découvrir.

Auteur : Christiane SIMONEAU
Titre : A l'ombre où je suis
"En lisant à l'ombre où je suis, la page se transforme en rivière, rivière de mots qui se déposent en moi. Je marche sur les mots et avec les mots, ils rebondissent sans cesse. On finit par en être habité et en être recouvert comme d'un vêtement."

"La poésie de Christiane Simoneau prend le large, refuse de se laisser enfermer dans un monde étroit. La poésie bouge, évolue souvent de façon imperceptible. Avons-nous les yeux ouverts pour saisir le changement qui se fraye un chemin comme l'eau des rivières, des lacs, se jetant dans la mer ?"

Auteur : Christiane SIMONEAU
Titre : Mots voyageurs
Poésie voyageuse
Préface de Pablo Poblète

Mots voyageurs est le titre choisi et créé par Christiane Simoneau pour son premier livre. Il correspond bien à l'esprit essentiel de l'auteur. Son talent unique et originel nous invite à chaque instant à voyager avec une intelligence aiguë dans son riche "Tapis volants de mots". Émerveillement, joie créative et ludique de sa poésie, sublimation de la vie et ses moments solennels ou éphémères, où la langue française devient spore fleurie dans le cœur de notre poète québécoise. Parole source d'inspiration étincelante, dans un espace donné, débordant de magie. Mots voyageur représente aussi l'esprit nomade de Christiane Simoneau, voyageuse elle-même dès son jeune âge, parcourant la planète, portant en soi la curiosité et la "soif" de connaissances et découvertes nouvelles. S'imprégnant ainsi de différents langages, de la multitude "d'étrangetés culturelles" du monde, qu'elle visite les Balkans, l’Asie, l'Afrique, l'Inde, le Moyen-Orient, l'Europe ou l'Amérique du Sud.
Ce recueil voyage aussi dans sa forme, comme dans son concept poétique, en passant par une certaine écriture qui transgresse les frontières et schémas de la notion classique de la poésie, devenant textes vifs, ou "articles poétiques" (tels que je les dénomme) ou reportage, journal intérieur, monologue radiographique aux accents théâtraux, ou tout à la fois ! Sentiments divers qui nous cohabitent, qui se confrontent, convergent ; ses silences se révoltent, s’enlacent. La notion poétique même de ce recueil prend la forme de miroir "kaléidoscopique" intime de l’auteur, psycho-miroir qui révèle sa multiplicité d'angles et de faces en permanentes métamorphoses, les zones inconnues de la poète Christiane Simoneau. Je ne peux que dire merci pour l’amour sensible et la générosité universelle qui émane de cette écriture fraîche et voyageuse, comme un fleuve de sentiments qui marche, s'envole !

Auteur : Christiane SIMONEAU
Titre : Quelque part ici
Poèmes de la contemplation avec des mots volontairement abstraits pour toucher l’universel avec la volonté de restituer le silence pour s’interroger en profondeur, pour interroger aussi ce que l’on ne voit pas. « Je ressens l’imperceptible dans l’écho qui tangue. » Cette poétesse exprime ce qui est au-delà des mots, et parfois même au-delà de nous.
François Mocaër, éditeur
Editions Unicité

Saisir le souffle ...

Il caresse
mes pensées
à la frontière du prodige

Auteur : Zora TAHAR & Madeleine DOLE
Titre : Cacti
Le projet est né du rapprochement de deux univers artistiques éloignés : la photographie de cactus et la poésie intime. Le poème a été placé en colonne vertébrale ; il soutient les photographies qui l'illustrent parfois.

Au fil de l'ouvrage, l'interaction se crée qui modifie la perception du texte et des images. À la façon d'un puzzle, un dialogue se découvre au cours duquel l'explicite s'efface pour laisser la place libre aux associations du lecteur.

Auteur : Philippe TANCELIN
Titre : A fleur de clarté
La connaissance ignore autant sa force que sa fragilité. Chacun des pas franchis qu'elle croit achevé hésite à la venue de l'autre. Ainsi, le chemin de vie doit-il consentir à son inattendu. C'est pourquoi se croisent ici les mots du poète avec le sens d'une histoire en perpétuel devenir où chacun est sans cesse déplacé pour son plus grand étonnement, toujours à fleur des choses.

Poète-philosophe, professeur émérite de l'Université de paris, est l'auteur de nombreuses publications de réflexion esthétique-critique sur la poésie et l'histoire ainsi que de recueils de poésies. Il fonde en 1991 avec Geneviève Clancy et Jean-Pierre Faye le Centre international de Créations d'Espaces Poétiques et de recherches (C.I.C.E.P). Il anime de nombreux ateliers de création poétique en milieux précarisés. Il est traduit dans plusieurs langues parmi lesquelles le chinois, turc, espagnol, allemand, serbe, arabe...

Auteur : Jean-Philippe TESTEFORT
Titre : 111 tercets pour s'y faire
Préface de Michel Cosem

En lisant Jean-Philippe Testefort, nous entrons dans un univers où les mots font sens par un pouvoir de suggestion qui nous ramène à ce que nous sommes dans notre plus intime profondeur. Ce poète se saisit de mots pour exprimer paradoxalement l’inexprimable. Il va chercher l’aperception du sens et creuse en lui pour découvrir ce qu’il y a de plus intuitif. Les mots coulent alors naturellement dans une profondeur hermétique qui est jubilatoire. Chaque tercet crée un sens métaphysique libre de tout concept. Le lecteur, en proie à la même liberté, peut s’inscrire dans une démarche d’interprétation qui ne trahira en rien l’auteur, bien au contraire. C’est à ce niveau que se joue la poétique de Jean-Philippe Testefort portant en elle la rigueur et une force proche de l’aphorisme qui provoque et surprend continuellement.

Auteur : Jean-Philippe TESTEFORT
Titre : À tire-d'angle
Avec ce nouveau recueil, Jean-Philippe Testefort nous fait découvrir peu à peu une poétique très personnelle tout en profondeur avec des vers d’une intensité émotionnelle rare. Sentiments refoulés qui transgressent le quotidien et cachent un appétit de vivre ou donnent envie de se lancer à corps perdu dans quelque chose d’indéfinissable.
Des poèmes qui nous dévoilent les sens cachés et qui, sans poétiser à outrance, nous amènent à comprendre que les actions, nos actions, ne sont jamais un hasard, car elles viennent de loin, de l’ombre parfois. Elles sont des jaillissements du passé. Le "Tu" employé par l’auteur marque une distance qui paradoxalement nous rapproche comme si chacun pouvait s’y reconnaître.
Nous sommes en présence ici d’un livre singulier par sa densité existentielle. Les tensions décrites poétiquement ont pour effet majeur de nous en délivrer. Poésie qui, par son style ancré dans une forme de présence, nous délivre du lyrisme ambiant. Une poésie qui raconte nos fissures, nos rafistolages dans ce qu’ils ont de terriblement humain.

Auteur : Jean-Philippe TESTEFORT
Titre : De ma part du démon
Tout n’est pas sexuel il est vrai
Gardons-nous d’essentialiser
Tout peut devenir sexuel il est vrai
Gardons-nous d’amalgamer
Du sexe pourtant irradie un comment
En résonance locale secrètement emmurée
Néanmoins parcourue par ça
Ligne d’univers à laquelle nul n’échappe
Quel que soit l’âge, la condition
Impose de s’y cogner, de se situer
En ça au plus intime et exposé de soi
Vertigineusement au bord évanoui
D’une irrépressible et irréductible disposition
À la présence de l’autre jusque dans l’isolement

Auteur : Jean-Philippe TESTEFORT
Titre : Délivrance du vers
Les fragments composant ce nouveau recueil de Jean-Philippe Testefort inaugurent une recherche de part en part poétique pourtant appelée à transgresser l’idée même que l’on se fait de la poésie.
Et si la poétique, disposition compréhensive n’ayant de cesse de se comprendre en comprenant, puisait aux sources du besoin humain dans ce qu’il a de plus animal mais aussi de plus indéterminé ? Et si l’ambivalence du désir, pauvreté et richesse, trouvait dans le vide du besoin l’avidité de ses avances, vide dans lequel cette avidité ne pouvait que retomber ? Et si, finalement, la poétique témoignait de l’anarchique condition humaine au plus près d’elle-même ?
À l’heure des biotechnologies et du regain des formes de la religiosité, il y a là le pressentiment d’un passage possible vers l’incarnation d’une spiritualité susceptible de métamorphoser la boussole humaine, jusque dans ses aimantations les plus ataviques.

Auteur : Joëlle THIENARD
Titre : Au-delà des sens
La solitude est un pays étrange
où chaque bruit résonne
quelques pas sur la terre
inconnue
et le cycle
de ces voix qui se perdent
jusqu’au couloir final
des miroirs entre-deux
où l’on se trouve enfin
sans habit
juste soi…

Poète, écrivain, Joëlle Thienard a participé à plusieurs anthologies et publie son troisième recueil de poèmes. Réalisatrice, elle est scénariste d’un long métrage en développement. Correspondante journaliste à Var Matin. Blog : www.joellethienard.com.

Auteur : Joëlle THIENARD
Titre : Petits poèmes à thème pour enfants qu'on aime
Petit poisson
Se moque du temps
Petit poisson
Dans l’océan
Se moque du vent
Petit poisson nage
Content.

Un éléphant
Dans un jeu de quilles
Prend une glace à la vanille
S’essuie le front
Et part en hydravion.

Illustratice : Consuelo de MONT MARIN

Auteur : Mathilde TIXIER
Titre : Volons sa fougue au vent
Avec ce premier recueil, Mathilde Tixier a déjà écrit une œuvre qui pourrait compter tant cet ouvrage composé dans un style jubilatoire s'affranchit des codes de la contemporanéité. Tout y est exprimé avec justesse et une sincérité qui est comme un cri venu du plus profond.
Sa poésie chante l'absurde mais aussi l'espoir qui semble lové en elle et qui nous amène à penser que tout est possible :
"On ne sait plus, on ne sait pas, on n’a jamais su,
on navigue à l’aveugle pour la beauté du geste..."

Auteur : Claude Sylvie ULRIK
Titre : Les îles de la langue
... dans le tronc de l’arbre rugueux la toile d’araignée tissée de branche en branche
la lumière inutile tout en haut du béton
le rocher piqueté et l’écorchure des pieds le dégradé des sables à l’intime richesse le mauve crépusculaire la soie de l’eau
dans le café chaud le sucre et la cuillère la table tronc et la table rocher
dans le départ du pêcheur le retour des amants les nouvelles de la terre et la folie des hommes la pomme de pin ronde enceinte de ses graines la mer au sillon régulier dans l’anse de la baie

Auteur : Mario URBANET & Alice MARC
Titre : Vies en ville
Avec ce livre où textes et photos se répondent, l'écriture souvent prolonge le visuel, utilise l'énergie qui en émane tel un fil conducteur et en extrait le ferment primordial afin d'aller au-delà des apparences. La préface de Pierre Bongiovanni et l'introduction d'Alice Marc témoignent à leur niveau de cette démarche partagée.

Si Mario Urbanet est un poète fervent toujours en quête de mouvement ou d'analogie, la photographe Alice Marc lui a comme servi sur un plateau ses "instantanés de vies en villes", captant chaque fois le détail qui fait mouche et cette lumière en noir et blanc qui provoque "une ambiance émotionnelle"

Auteur : Mario URBANET
Titre : Couleurs Noir
Né à Saint-Germain-en-Laye en 1935, Mario Urbanet a grandi entre deux langues, celle du Frioul paternel et le français de sa mère. L’occupation allemande, les chantiers du bâtiment à quatorze ans, la guerre d’Algérie à vingt, et un fort engagement citoyen lui ont appris l’essentiel sur la vie. Les livres lui en ont dit les valeurs. Il tente de découvrir comment fonctionne ce monde étrange. Il appareille ses mots comme les pierres d’un mur où s’ouvre la fenêtre du vent, qui répète inlassablement : Pourquoi ?
Ses poèmes sont édités au Temps des Cerises, Le Serpolet, éditions Henri, l’Amandier, La lune bleue, Couleurs et Plumes, dans diverses revues et anthologies collectives. Ses contes sont publiés par Albin Michel, Glénat, Milan, Père Castor, L’Harmattan.

Auteur : Eliane VERNAY
Titre : Aux portes de la soif
Avec ce nouveau recueil, Eliane Vernay cherche à nous conduire au cœur de l’instant afin d’en saisir l’insaisissable, d’en exprimer l’inexprimable. La lumière, omniprésente, crée des ombres qui, à l’image de sa poésie brisant les repères, traquent, cernent, creusent, révèlent. Dire l’indicible et la fragilité essentielle de l’être et du monde la hante et la fait écrire.
Tout est suggéré en quelques mots rythmant la page avec attention, les blancs comme espace de silence et vibration de cet infini qui nous habite.

Auteur : Mylène VIGNON
Titre : Confis toi
Le duo Mylène - Sophie, accompagnéamitieusement de Jean-Claude Dreyfus,ne pouvaiten aucun caspromettre un fruit tiède. Le lecteur est invité à un banquet sucré salé, teinté de surréalisme, de poésie, de gourmandiseet de sensualité.

Les grandes prêtresses des confitures soulèvent avec parcimonie un coin d'étamine sur leurs recettes respectives et les illustrations signées Sophie Sainrapt, ajoutent une saveur chromatique particulièrement gourmande à l'ensemble des poèmesqui composent ce recueil.

Auteur : Mylène VIGNON
Titre : Dentelles rouges et Les Immortelles
Dentelles rouges est une forme d'analyse poétique de l'intime de la femme, dans un lieu où le féminin sacré franchit les limites du jardin secret de l'auteure.

Des murmures, des cris, des confidences et des questionnements ponctuent des textes courts – mises en évidence de toute la complexité du statut physiologique de la femme.
Dans ces lignes, Mylène Vignon confirme que le sort des femmes est loin d'être « réglé ». Dans ce paysage, les hommes ne sont jamais très loin.

Auteur : Mylène VIGNON
Titre : Les Dialogues du silence
Dans ce recueil Mylène Vignon rend hommage à une Marie-Madeleine *adombrée, dans l’intimité d’une conversation silencieuse.

Elle s’adresse également aux amis qui l’ont accompagnée depuis l’église de la Madeleine de Paris jusqu’à Magdala, terre de cette Marie, mystérieuse et cependant si proche, et qu’elle nomme ici les Magdaléens.

On entend certaines voix qui nous proviennent de l’intérieur et dont la sonorité s’amplifie tant que nous imploserions de ne pas partager.

Auteur : Mylène VIGNON
Titre : Une garance pour le violoncelle
On pourrait presque dire que les poèmes de Mylène Vignon racontent l’histoire, la sienne, de tous ces instants précieux qu’elle a vécus, et qu’elle nous permet de revivre par la magie simple de cette écriture qu’elle épouse à merveille pour nous convier à des noces.

Vécus émotionnels quotidiens, couleurs savantes, sincérité et authenticité trouvent un juste équilibre pour ne faire plus qu’un dans le courant de la vie.

On note aussi que tout est féminin dans ses poèmes, tout y est décrit autant avec douceur qu’avec certitude. Les hommes sont présents mais c’est pour laisser éclore son ressenti qui nous renvoie chaque fois en faisant mouche à un silence qui en dit long. Mylène Vignon connaît et aime les artistes, et elle nous livre ici quelques clés pour mieux appréhender ce qu’elle sait mais ne saurait dire tant il y a de la pudeur dans ses mots. Et c’est justement cette pudeur qui nous donne à voir l’essentiel…

Auteur : Olivier WALTER & Christine WALTER
Titre : La Divine Primitive
La Divine Primitive est un texte littéraire inspiré d’une histoire d’amour réelle : la rencontre d’une femme et d’un homme qui brûlent du même feu et subliment la Pensée, le Sentiment et la Sensation au rang d’épiphanie. Ces deux êtres vivent dans deux villes différentes.

La séparation dans l’espace les amène à un échange épistolaire intense.

Leur dialogue s’élève en un haut chant dont la vocation est de célébrer l’éternel Féminin et l’éternel Masculin. Il se dégage de cette poétique des accents ascensionnels et chtoniens, dionysiaques et apolliniens… La primitivité, socle d’un instable équilibre, est magnifiée par la transparence et la simplicité du cœur. Ce long poème nous amène peu à peu à pressentir l’immortalité dont l’amour ne serait que le lien sacré, gage d’une transcendance de notre individualité. L’émotion qui fourmille en chaque page est le ferment d’une unité ; ce texte, à la fois lunaire et solaire, nous invite à l’essentiel et nous convie à prendre le chemin du retour vers l’origine.

Auteur : Olivier WALTER
Titre : Humus et lueurs d'étoiles
L’auréole enflammée qui entoure le dieu est des plus mystérieuses. Nataraja est l’immobilité et le dynamisme intimement mêlés : l’immobilité parfaite renvoie à cet absolu de félicité et à cet équilibre bienheureux qui se lovent à la racine-même de notre Conscience. Le dynamisme, à l'image de sa chevelure volant en toutes directions, exprime l'essence des Forces qui prend parfois la forme d'une fureur redoutable, d'une violence inouïe ou cataclysmique. Le Danseur et sa Danse sont Un et transcendent les tourbillons du mental, du « moi » et du monde, la norme et la folie, le bonheur et la souffrance, la création et la destruction qui, atomes dansant, se résorbent dans l’Unité indivise de l’Être… Extrait de Sud dravidien

Auteur : Christelle WESTPHAL
Titre : Un regard à fleur de graine
Ce qu’exprime ici Christelle Westphal est à la fois simple, émouvant et engagé. Avec volontairement peu de moyens et une thématique axée sur la répétition, elle nous rappelle que nous sommes tous reliés au végétal qui est essence de vie, et que rien peut-être n’est plus essentiel que cette sève qui est à la vie ce que le soleil est à la lumière

Ces portraits de personnes-végétaux sont accompagnés par les textes de Denis Pourawa, qui posent un regard tout en profondeur sur justement notre relation avec la nature. Ce poète sait ce qui relie le cœur, l’homme et la sève. « Le temps se déplace dans le pollen », nous dit-il. Denis Pourawa est un des rares poètes qui cherche la plénitude et une compréhension ultime entre l’homme et le végétal jusqu’à annihiler nos différences. Aperception de ce qui est dans le tout, la poésie de Denis Pourawa nous permet d’élargir notre conscience.

Auteur : Wei Ming
Titre : Mer sans rivage
Avec le nouveau livre de Wei Ming, les lecteurs français vont entrer de plain-pied dans l’univers de cet éminent poète chinois qui nous fait part de sa quête incessante de la réalité des choses. Tous les sujets sont abordés : la nature, l’amour, la politique, à travers notamment les événements de la place Tian’anmen.
Contrairement à la poésie française, c’est le concret qu’il cherche à transcender par une écriture sensible et fluide ; il partage ses émotions et ses idées sans ne jamais tomber dans des oppositions trop faciles.
Cet ouvrage ouvre d’autres perspectives et d’autres horizons au lecteur, loin de tout hermétisme et lyrisme exagéré. Ouvrage doublement intéressant car Wei Ming ne cesse aussi d’expérimenter de nouvelles voies, tel est le sens qu’il donne à la recherche poétique comme si cette démarche s’imposait à lui pour relier justement sa vision du monde au langage.

Auteur : Nicolas ZANNIN
Titre : Cri de la vie d'Abel
nommons sans attendre nommons un meurtre meurtre
nommons vol un vol et vengeance vengeance

sans faute donnons-nous le nom n'attendant
que tous nomment un seul
nommons vie amour comme amour vie nommons

distinguons-nous de la mort
ses surnoms refusons

Couverture : Étreinte, encre et pastel sur papier. Myriam Drizard, 2005.

Auteur : Dominique ZINENBERG
Titre : Des nuances et des jours
Nous pensons que l’art de Dominique Zinenberg, sa poétique, tient de cette performance : de dire les détails d’un jour dans leurs nuances indépassables.
[…] Sa saison est bien personnelle et bouleversante, par la capacité de la poète à redistribuer des perspectives, plutôt qu’à garder, fixer, maintenir des instants et objets. Très proches de ce que d’autres ont pu appeler « moments of being ».
- Sanda Voïca (Préface)

Cryptes calcaires ou de granit
refuge-écho.

Auteur : wall°ich
Titre : ...En avant comme après...
À travers ... En avant comme après... wall°ich nous allume et nous alerte. Sous sa plume prolifèrent des figures sous tensions qui retrament le sens du monde et transforment ses significations. Ses peintures photographiques gestuelles décomposent et interrogent les réalités conniventes. wall°ich plastique les formules de la lumière et détourne les arcanes de la vision, le monde nous arrive comme une résonance aléatoire. Cousus et décommandés, ses mots et visuels deviennent des conjonctions stellaires qui respirent les transformations et autres mutations. De l’image au texte, plastisonneur-langagiste, il nous précipite dans un métalangage aux appétences secrètes. Du monde et de ses au-delà, wall°ich fait une matière pensante où la vibration du sens est utilisée comme énergie. Pour ne pas louper la ligne des limbes... ses Tachyons ghost apprivoisent le hasard, ses productions et ses aimantations. À part être sous l’image de soi, que faut-il devenir… ? L’auteur a, là, l’intuition idéologique et rend compte des valeurs par convictions simultanées. Sujet et lecteur sont pris dans un même réseau où l'informe se signale par son mouvement et ses polyfigures. wall°ich se suppute, se propage et milite pour un développement durable de l’esprit. Tentez le phénomène, comme une fragile incidence...



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